L'étonnement d'être au monde : épisode 2/10 du podcast René de Obaldia ou l'étonnement d'être au monde

René de Obaldia et Marthe Mercadier en 1993
René de Obaldia et Marthe Mercadier en 1993 ©AFP - Patrick Kovarik
René de Obaldia et Marthe Mercadier en 1993 ©AFP - Patrick Kovarik
René de Obaldia et Marthe Mercadier en 1993 ©AFP - Patrick Kovarik
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Dans ce deuxième entretien, René de Obaldia parle de sa naissance, comme d'un grand mystère.

Dans ce deuxième entretien, René de Obaldia parle de sa naissance, comme d'un grand mystère. Il se dit "ébaubi" d'être. "C'est absolument invraisemblable" pour lui d'être au monde. Il raconte avoir été conçu "dans un moment de réconciliation" entre ses parents qui ne s'entendaient plus ensemble.

Alors qu'il vient au monde, son père disparaît en Chine. Sa mère lui a d'ailleurs confié qu'elle avait essayé par tous les moyens de le "faire passer", mais en vain. Cela lui a certes donné le sentiment parfois "d'être de trop sur cette planète" mais l'amour de la vie a été plus fort pour lui. "La chose la plus étonnante qui soit au monde, et je n'en reviens pas encore d'ailleurs, c'est d'être né."

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Après avoir été placé chez une nourrice, il est élevé par sa grand-mère maternelle dans un petit village près d'Amiens. Il raconte avec amusement son admiration pour une cousine plus âgée, Simone Roussel, qui prendra plus tard le nom de Michèle Morgan. Au lycée, il se définit comme un élève médiocre, sans être un cancre non plus, sauf en mathématiques où il n'était vraiment pas doué. Il a 20 ans quand la guerre est déclarée, il rejoint l'armée comme soldat de 2ème classe et se retrouve en captivité pendant quatre ans en Silésie. À son retour, il écrit des paroles de chansons pour gagner un peu d'argent.

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