Franck Hovart
Franck Hovart - Lugano
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Premier épisode des entretiens avec le photographe. Du premier Rolleiflex, "pour draguer les filles", à la "leçon de sa vie" avec Cartier-Bresson, en passant par le "meilleur moment de sa vie", un voyage de deux ans en Inde et au Pakistan.

Avec

Né de parents médecins juifs d'Europe Centrale, Frank Horvat grandit en Italie et en Suisse. Il y étudie le dessin à l’Academia di Brera (Milan), travaille dans une agence de publicité puis en 1949, il troque sa collection de timbres contre un Rolleicord avec lequel il commence à travailler pour des magazines. 

A l'âge de quinze ans, il profite de son premier Rolleiflex "pour draguer les filles". Une jeune fille inconnue déclenche sa vocation de photographe de métier. Il "se [savait] promis à un très grand destin", confie-t-il. Mais la réalité a été inférieure à ce qu'il avait imaginé.

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Son premier séjour à Paris en 1950 lui permet de rencontrer Robert Capa et surtout Cartier-Bresson. Il lui donne "la grand leçon de sa vie" sur la composition. Il comprend que la photo "est une chose très sérieuse". Ce dernier est déterminant dans l’adoption du Leica et l’engagement pour deux ans de voyages en Inde et au Pakistan (1953-1955), "le moment le plus heureux de sa vie, son initiation". Les images en noir et blanc qu'il y réalise lui valent ses premiers succès et la participation à l'exposition - culte - "The Family of Man" au MoMa.