Michel Ocelot lors de la Première des "Contes de la Nuit" au Festival International du Film de Berlin, en 2011.
Michel Ocelot lors de la Première des "Contes de la Nuit" au Festival International du Film de Berlin, en 2011.
Michel Ocelot lors de la Première des "Contes de la Nuit" au Festival International du Film de Berlin, en 2011. ©Getty - Sean Gallup / Employé
Michel Ocelot lors de la Première des "Contes de la Nuit" au Festival International du Film de Berlin, en 2011. ©Getty - Sean Gallup / Employé
Michel Ocelot lors de la Première des "Contes de la Nuit" au Festival International du Film de Berlin, en 2011. ©Getty - Sean Gallup / Employé
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Résumé

Michel Ocelot, notamment depuis le triomphe de Kirikou, est le réalisateur de films d’animation français le plus en vue. Mais ses débuts ont été difficiles, comme il le raconte ici.

avec :

Michel Ocelot (Auteur, dessinateur, réalisateur).

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Après avoir fait son service militaire au Fort d'Ivry, Michel Ocelot trouve un premier emploi dans le cinéma d'animation, mais le travail manque. Très vite, il se retrouve au chômage.

Les choses sont allées mal pendant très longtemps. Être chômeur, c'est pathétique. Quand vous êtes chômeur, vous n'êtes pas fier de vous-même. C'est terrible.

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Il s'en sort malgré tout : il a appris, avec ses parents qui ont connu la guerre, à vivre à petit feu, en économisant sur tout. Après cette période difficile, il connaît une suite surréaliste : il réalise un film de 45 secondes sur les maladies cardio-vasculaires, qui donne envie au producteur du film érotique Emmanuelle, Yves Rousset-Rouard, de lui confier en 1976 une série de télévision pour les enfants, Les aventures de Gédéon. Ce sera la seule commande de sa carrière :

Gédéon, c'est le seul film qui ait été une demande. À part ça, tout ce que j'ai fait, c'est moi qui ai voulu le faire, c'est moi qui l'ai proposé, c'est moi qui l'ai décidé. 

Une aventure qui s'arrête brusquement, suite à une décision du producteur. Il se retrouve de nouveau au chômage, pour une longue période. Avec les réserves d'argent que Gédéon lui a permis de faire, il réalise alors son premier film seul, le court-métrage Les Trois inventeurs, un féerie de papiers découpés servant une histoire sombre où la délicatesse et l'inventivité des héros sont mises à mal. Un premier film très grave, donc, mais qui lui permet surtout de faire montre de son talent :

J'ai préparé un film qui montrerait au monde ce que j'étais et ce que je pouvais faire. Je l'ai imaginé comme le chef-d'œuvre  du compagnon ouvrier : voilà ce que je sais faire, je ne suis plus un apprenti, je suis un maître. J'ai fait quelque chose qu'on ne fait qu'une fois dans sa vie, et qu'ensuite on met sous un globe de verre.

Il reçoit alors des prix, mais toujours pas de commandes. C'est décidément laborieux de se faire une place dans le cinéma d'animation français. 

13 min

Par Corinne Renou-Nativel. Réalisation : Anne-Pascale Desvignes. Attachée de production : Claire Poinsignon.

Références

L'équipe

Claire Poinsignon
Collaboration
Béline Dolat
Coordination