Joël de Rosnay, le 16 Octobre 2020. ©AFP - Olivier Morin
Joël de Rosnay, le 16 Octobre 2020. ©AFP - Olivier Morin
Joël de Rosnay, le 16 Octobre 2020. ©AFP - Olivier Morin
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Résumé

Dans ce deuxième entretien, le scientifique Joël de Rosnay raconte son parcours professionnel à la croisée de compétences et disciplines diverses, à la fois chimiste, informaticien, communicant et vulgarisateur scientifique. Il livre un plaidoyer pour que la science soit enfin vivante et vibrante.

avec :

Joël de Rosnay (scientifique, futurologue, écrivain).

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Diplômé d'un doctorat de Chimie à l'Institut Pasteur, Joël de Rosnay dans ce deuxième entretien de la série "A voix nue" dit "aimer les molécules", "parce que les molécules sont comme une espèce de sténographie mentale. En sténographie, on fait des signes et ça devient des phrases. La chimie, on prend des molécules, on fait des synthèses et ça devient des produits." A la suite de rencontres, il part faire un post-doc aux Etats-Unis sur un projet autour de la chimie prébiotique et en vient à s'intéresser à l'informatique grâce à un chercheur du MIT (Massachusetts Institute of Technology) : "Je commence à être chimiste, ensuite je fais de la chimie avec de l'informatique."

Une carrière finalement, c'est fait de bifurcations.

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L'université américaine du MIT a beaucoup compté dans sa carrière et pour ses recherches, puis il raconte ses premiers emplois dans le monde financier de retour en France avant de s'engager comme chercheur à l'Institut Pasteur. Il insiste sur ces multiples facettes et son souhait d'être "au carrefour de trois mondes", celui de l'entreprise, le monde du faire, de la production, celui de la recherche et de l'enseignement universitaire et celui de la communication et de la vulgarisation. La vulgarisation scientifique n'est pas assez développée en France, pourtant "la science c'est la vie", affirme-t-il.

J'aime bien que ce soit les gens qui me mettent en avant, eux, si ils pensent que je dis des choses qui les intéressent ou si j'ai une certaine compétence dans plusieurs domaines. Je préfère influencer que d'être en tête. Je préfère avoir ce rôle de conseil, d'influence, de catalyser pour que les choses se fassent.

Par Lydia Ben Ytzhak. Réalisation : Gilles Davidas. Prise de son : Etienne Leroy. Avec la collaboration de Claire Poinsignon.

Références

L'équipe

Sandrine Treiner
Production
Claire Poinsignon
Collaboration