Christiane Desroches- Noblecourt et André Malraux devant le masque de Toutankhâmon en 1967.
Christiane Desroches- Noblecourt et André Malraux devant le masque de Toutankhâmon en 1967. ©Getty - Keystone-France/Gamma-Keystone
Christiane Desroches- Noblecourt et André Malraux devant le masque de Toutankhâmon en 1967. ©Getty - Keystone-France/Gamma-Keystone
Christiane Desroches- Noblecourt et André Malraux devant le masque de Toutankhâmon en 1967. ©Getty - Keystone-France/Gamma-Keystone
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Parmi les exploits de Christiane Desroches-Noblecourt, l'organisation en 1967 de l'exposition Toutânkhamon a été un coup de tonnerre dans la vie culturelle française. Elle raconte comment elle a surmonté toutes les difficultés pour parvenir à ses fins.

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Ce troisième épisode d'A Voix nue est consacré aux difficultés que rencontra Christiane Desroches-Noblecourt pour monter l'exposition exceptionnelle sur Toutânkhamon au Petit Palais en 1967. Tout d'abord elle évoque le refus par les autorités égyptiennes de laisser sortir ces trésors d'Egypte. Cette exposition était assurée par les Egyptiens, préparée pour le transport par des techniciens du Louvre.

Elle raconte combien il a fallu être "tenace" pour obtenir les autorisations de sortie. La somme en jeu en terme d'assurance était "énorme". "J'ai été là du matin au soir, je n'ai jamais lâché une de ces préparations pour prendre un week-end... J'ai été là nuit et jour. Le trésor est arrivé en état, ça a été extraordinaire. Le colosse, en granit, du roi est venu par bateau, le masque en or est venu dans un avion spécial. Il est arrivé à l'exposition la veille. Tout s'est bien passé !"

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La Fabrique de l'Histoire
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L'égyptologue fustige les expositions où l'on montre juste de beaux objets "qui ne veulent rien dire", "je trouvais que c'était parfaitement emmerdant !" s'énerve-t-elle. Tout au contraire, l'exposition de 1967 a été conçue de façon thématique autour de la vie et de la mort du roi.

"C'est comme ça que nous avons eu un certain succès de muséologie, de thématique, parce que j'ai pris les objets, non pas parce qu'ils étaient beaux - ils étaient tous beaux - je les ai pris parce qu'ils signifiaient quelque chose depuis la naissance de Toutânkhamon jusqu'à sa momification et son enterrement. Les gens ont été capturés par ça et ils ont suivi l'histoire jusqu'au bout!"

Ensuite, elle dresse le portrait de Toutânkhamon, estime sa filiation et raconte son règne qui recèle encore beaucoup de mystère dans un contexte historique et familial compliqué. Puis elle fait le récit de la découverte de sa tombe par Howard Carter et lord Carnarvon. Elle évoque quand même ses doutes sur la véracité des souvenirs relatés par H. Carter.

Elle décrit enfin la tombe de Toutânkhamon, avec ses quatre chapelles et la cuve sculptée où se trouvait la tombe funéraire cachant les trois sarcophages. Il a fallu plusieurs années pour sortir tous ces trésors qui se trouvent encore maintenant au Musée du Caire.

Par Pascal Vernus, réalisation Christine Berlamont. Rediffusion de l'émission du 19/12/2007. Avec la collaboration de Lionel Quantin et d'Annelise Signoret.

LIENS

Biographie proposée par le site d’histoire, Hérodote.net.

Portrait et bibliographie sur le site de l’Institut français d’archéologie orientale, IFAO.

J'ai dû affronter une certaine misogynie, avouait Christiane Desroches-Noblecourt dans un entretien à L’Express publié le 01/07/2002.

Le sauvetage des monuments de Nubie par l’Unesco (1955-1968) : cet article de Chloé Maurel paru dans la revue Egypte-Monde arabe (2013) rappelle l’engagement de Christiane Desroches-Noblecourt pour la préservation de ces sites.

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