Claude Angeli dans les locaux du Canard en 1992
Claude Angeli dans les locaux du Canard en 1992 ©Getty - Suzanne Rault Balet/Sygma
Claude Angeli dans les locaux du Canard en 1992 ©Getty - Suzanne Rault Balet/Sygma
Claude Angeli dans les locaux du Canard en 1992 ©Getty - Suzanne Rault Balet/Sygma
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Dans ce second entretien, Claude Angeli évoque ses premiers reportages au Nouvel Obs, son goût pour l'enquête et les révélations. Mais craignant " l'embourgeoisement " du journal, il le quitte et rejoint " Politique Hebdo ", à la fin des années 60. En 1971, Claude Angeli entre au Canard enchaîné.

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Claude Angeli est journaliste au Canard enchaîné depuis un demi-siècle. Il en a été le rédacteur en chef pendant plus de 30 ans. Depuis son premier scoop (la publication des feuilles d'impôts de Chaban-Delmas), jusqu'aux révélations qui ont fait vaciller François Fillon, il raconte les coulisses des grandes affaires de la Vème République : " oui, le Canard a parfois changé le nom du futur président ".

La première chose que j'ai apprise au Canard c'est de faire court et hiérarchiser.

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Après avoir enchaîné les petits boulots, Claude Angeli est recruté par le Nouvel Observateur. Dans cet hebdomadaire qui vient d'être créé, il publie ses premiers reportages. La ligne politique du journal est au centre-gauche, tendance Pierre Mendès-France. Claude Angeli y développe un goût pour l'enquête et les révélations. Mais craignant " l'embourgeoisement " du journal, il le quitte et rejoint " Politique Hebdo ", à la fin des années 60. Une époque marquée par l'effervescence intellectuelle et sociétale – il publie notamment une enquête sur l'avortement, alors encore interdit. En 1971, Claude Angeli est embauché par le Canard enchaîné

Le journalisme c'est avant tout : qu'est-ce que vous avez à raconter, comment vous traduisez ce qui se passe dans le pays, comment vous faites la radiographie de cette société, comment vous apprenez aux gens ce qu'on leur cache, ce qu'ils doivent savoir pour se conduire en électeurs ou en militants. Si on ne sert pas à ça il ne faut pas faire de journalisme. 

Une série d'entretiens produite par Frédéric Says. Réalisation : Laurent Paulré. Attachée de production : Daphné Abgrall. Prise de son : Sandrine Mallon.

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