Azzedine Alaïa, Jessye Norman et Jean-Paul Goude. Préparatifs de la cérémonie du bicentenaire de la Révolution française, le 1 juillet 1989
Azzedine Alaïa, Jessye Norman et Jean-Paul Goude. Préparatifs de la cérémonie du bicentenaire de la Révolution française, le 1 juillet 1989 ©Getty - Pierre Perrin/Sygma
Azzedine Alaïa, Jessye Norman et Jean-Paul Goude. Préparatifs de la cérémonie du bicentenaire de la Révolution française, le 1 juillet 1989 ©Getty - Pierre Perrin/Sygma
Azzedine Alaïa, Jessye Norman et Jean-Paul Goude. Préparatifs de la cérémonie du bicentenaire de la Révolution française, le 1 juillet 1989 ©Getty - Pierre Perrin/Sygma
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À la fin des années 1980, Jack Lang demande à Jean-Paul Goude d’imaginer un défilé particulier qui marquerait le bicentenaire de la Révolution française. L’artiste s’est servi de son savoir-faire et de son imaginaire américains pour le réaliser, et le réussir.

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Le défi à relever et la charge de travail furent considérables. Jean-Paul Goude a réussi une parade dont il voulait qu’elle célèbre le métissage et la paix. Des prouesses techniques (Goude fabrique des automates) permirent à des femmes montées sur des roulettes et vêtues d’une large jupe de valseuse de descendre la célèbre avenue parisienne comme si elles glissaient sur le sol, comme des valseuses justement. Différents orchestres firent entendre des sons du monde entier. "On a donné au public parisien une attraction mondiale et ils ont été les premiers à la découvrir", relève Jean-Paul Goude.

Avant, pendant et après le défilé, Jean-Paul Goude est passé par tous les états nerveux et par toutes les émotions. Il est allé de l’euphorie à l’inquiétude suprême, notamment quand, lors de répétitions en Chine, il a constaté que les danseurs chinois ne parvenaient pas à danser comme il le leur demandait, tellement ils étaient corsetés. On entend, lorsqu’il parle de cette parade, le perfectionnisme de cet artiste. La réussite de ce défilé a lié Goude au bicentenaire de la Révolution dans nos esprits. "Ce que j'ai imaginé faire pour l'État français ce soir là, je ne le regrette pas du tout. (...) C'était une apologie de la joie, du calme et de la danse. C'est ça qui était intéressant", explique-t-il.

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Une série d'entretiens proposée par Virginie Bloch-Lainé, réalisée par Thomas Jost. Attachée de production : Daphné Abgrall. Prise de son : Gilles Galinaro. Coordination : Sandrine Treiner.

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