Louis-Ferdinand Céline en 1932, année où il obtint le prix Renaudot pour son roman "Le Voyage au bout de la nuit".
Louis-Ferdinand Céline en 1932, année où il obtint le prix Renaudot pour son roman "Le Voyage au bout de la nuit".
Louis-Ferdinand Céline en 1932, année où il obtint le prix Renaudot pour son roman "Le Voyage au bout de la nuit". - Agence de presse Meurisse/Bibliothèque nationale de France
Louis-Ferdinand Céline en 1932, année où il obtint le prix Renaudot pour son roman "Le Voyage au bout de la nuit". - Agence de presse Meurisse/Bibliothèque nationale de France
Louis-Ferdinand Céline en 1932, année où il obtint le prix Renaudot pour son roman "Le Voyage au bout de la nuit". - Agence de presse Meurisse/Bibliothèque nationale de France
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Résumé

Francine Bloch s'entretient en 1959 avec l'écrivain Louis-Ferdinand Céline, c'est un enregistrement rare, inédit à la radio. Dans cette deuxième émission, l'écrivain se confie sur sa vie et son œuvre.

avec :

Louis-Ferdinand Céline ((1894-1961) écrivain, auteur de "Voyage au bout de la nuit" et antisémite virulent).

En savoir plus

Ce deuxième épisode d'une série "A voix nue" constituée d'archives et consacrée à Louis-Ferdinand Céline, est la suite de l'entretien entre l'écrivain et Francine Bloch, collaboratrice de la Phonothèque nationale. Francine Bloch parvient ici à gagner progressivement la confiance de Céline, qui se livre de plus en plus.

Comme dans le premier épisode, la discussion revient d'abord sur le métier de romancier. S'il confie ici se considérer comme un "styliste", qui n'a "pas envie de laisser une phrase sans vie", Céline continue cependant d'insister sur la distinction entre le talent et la passion, entre le métier et la vocation, et persiste à se présenter comme un médecin raté plutôt que comme un écrivain accompli.

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Je suis né pour être médecin, je ne suis pas né pour être écrivain du tout.

En élargissant encore le propos, Francine Bloch interroge enfin Céline sur sa conception de l'humanité. Si la critique met en exergue toute la "tendresse" et le "lyrisme" que l'on peut lire dans l'oeuvre célinienne, l'écrivain ne dément quant à lui pas le "pessimisme" et la "rancoeur contre l'espèce humaine" qu'on lui attribue généralement : "C'est le sadisme et la violence de l'homme qui vous écoeurent une fois pour toutes", déclare-t-il. Pour lui, c'est précisément sa profonde insatisfaction face à la vie qui l'a conduit à la littérature.

Vient ensuite la question de l'engagement politique de l'auteur, mais aussi celle plus générale des rapports entre littérature et politique : un romancier peut-il écrire tout ce qu'il veut ?

J'ai transformé mon inquiétude innée en bafouillage.

Réalisé par Jean-Claude Loiseau. Avec la collaboration de Claire Poinsignon. Mixage de Marie Lepeintre. En partenariat avec la Bibliothèque Nationale de France.

Références

L'équipe

Jean Lebrun
Production
Claire Poinsignon
Collaboration