Portrait d'Henri Loyrette sous la Pyramide du Louvre, en 2001
Portrait d'Henri Loyrette sous la Pyramide du Louvre, en 2001 ©Getty - Sophie Bassouls/Sygma
Portrait d'Henri Loyrette sous la Pyramide du Louvre, en 2001 ©Getty - Sophie Bassouls/Sygma
Portrait d'Henri Loyrette sous la Pyramide du Louvre, en 2001 ©Getty - Sophie Bassouls/Sygma
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En 2001, il entre au Louvre, dont il restera douze ans président. Pierre Rosenberg, son prédécesseur, avait conduit le chantier du Grand Louvre et de la Pyramide. Henri Loyrette en accroît le rayonnement d’une façon spectaculaire, avec une vision inédite.

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C’est une véritable transmission qui a eu lieu entre Pierre Rosenberg et Henri Loyrette, une passation de pouvoirs préparée pendant deux ans. Une fois installé au Louvre, Henri Loyrette en découvre de l’intérieur les arcanes, les innombrables corps de métiers réunis dans cette « ville-musée ».

Autour de lui, il réunit les jeunes conservateurs les plus brillants auxquels il met le pied à l’étrier, l’une de ses grandes fiertés. " Je passais dans les salles du Louvre tous les week-ends, je regardais tout. L'infime compte autant que le plus important des chantiers, une ampoule qui ne fonctionne pas ou un service mauvais rendu aux visiteurs, était pour moi aussi important que de s'engager dans le chantier des arts de l'islam ou d'autres chantiers du Musée du Louvre que j'ai pu conduire." explique Henri Loyrette.

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A la tête de cette institution monumentale, il change quasiment de métier, renforce considérablement la politique de mécénat en s’inspirant de modèles anglo-saxons. "Le mécénat que j'ai connu à Orsay, c'était le caprice du patron, au Louvre c'est devenu un projet d'entreprise" précise Henri Loyrette.

Il se donne pour mission de compléter la vocation universelle du musée, développe le département des arts décoratifs, lance des fouilles au Soudan jusqu’au royaume de Méroé, introduit des artistes contemporains dans la programmation, et crée un nouveau département des arts d’Islam, à partir de collections qui étaient jusqu’alors restées dans un oubli relatif au sein du musée.

Une série d’entretiens proposée par Anaël Pigeat, réalisée par Luc-Jean Reynaud. Attachée de production : Daphné Abgrall. Prise de son : Stéphane Beaufils. Coordination : Sandrine Treiner.

Bibliographie