Frédéric Dard en Suisse. 31 mai 1993.  Photo : James Andanson
Frédéric Dard en Suisse. 31 mai 1993. Photo : James Andanson
Frédéric Dard en Suisse. 31 mai 1993.  Photo : James Andanson ©Getty
Frédéric Dard en Suisse. 31 mai 1993. Photo : James Andanson ©Getty
Frédéric Dard en Suisse. 31 mai 1993. Photo : James Andanson ©Getty
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Résumé

1949. Après l’échec de son premier San Antonio, Frédéric Dard débarque à Paris. Sa rencontre avec Armand de Caro des éditions du Fleuve Noir sera déterminante. Ses romans rencontrent un public, mais il hésite encore avec l’adaptation théâtrale qui lui procure succès et stabilité financière.

avec :

Frédéric Dard (Écrivain).

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Son premier San Antonio, Frédéric Dard s’en souvient parfaitement quand il parle de son premier éditeur lyonnais :

Il avait tiré à 3 000 il en a vendu à peine 500 et il a soldé le restant passage du Caire.

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L’échec ne refroidit pas l’écrivain, écrire est dans sa nature :

J’écris, j'écris, j'écris, je me goinfre d'écriture parce que j'aime ça. Dès que j'ai fini d'écrire, je pense à la suite de ce que j'écris, mais aussi à la suite de ce que j'écrirai après. Cette boulimie, c'est ce qui me tient, c'est ce qui a tout fait. J'ai tellement envie d'écrire que je n'ai jamais eu envie de me saouler la gueule de me droguer. Je trouve que le travail à l'amour il n'y a que ça. Travailler et baiser sont les deux pôles de l'existence d'un homme digne de ce nom.

Et en se livrant, il révèle l’impulsion qui agite sa graphomanie :

J'écris avec ce qui me vient. J'écris avec l'intention avant tout de divertir parce que ça commence par ça : ne jamais emmerder les gens. Le divertissement commence par moi. Si je ne me divertis pas en écrivant pourquoi les autres se divertiraient-ils ? Je suis mon test. J'écris pour divertir, j'écris par besoins, par soif des mots, des personnages.

Après "30 ans de San antonionisme” avec ses crises et ses joies, il peut dire de son double :

Ce qui a changé en lui, c’est moi.

En 1949, Frédéric Dard quitte Lyon pour Paris, “Armand de Caro venait de créer le Fleuve noir, il constituait une écurie”, il en fera partie et y rencontre Jean Bruce et Michel Audiard. Les premiers San Antonio paraissent et rencontrent un public. Parallèlement, Frédéric Dard travaille sur des adaptations théâtrales qui connaissent un grand succès...  Avant de connaitre l’échec. Retour chez son éditeur :

Je suis allé chialer dans le giron d'Armand de Caro. Comme j'étais meurtri, je me suis mis à faire ça vraiment consciencieusement, avec une fréquence de parution. C’est allé très vite. C'est comme ça qu'en quelques années San Antonio a gagné un large public.

Une série d’entretiens proposée par Jean-Louis Ezine, réalisée avec l'écrivain à partir d'entretiens de 1988. Réalisation : Marie-Andrée Armynot et Vanessa Nadjar. Attachées de production : Daphné Abgrall et Odile Joëssel. Coordination : Sandrine Treiner.

Pour aller plus loin 

Bibliographie 

Références

L'équipe

Daphné Abgrall
Collaboration
Sandrine Treiner
Coordination