Scènes de la vie collective : épisode 4/5 du podcast André Dussollier : joueur, pas tricheur

André Dussollier à Paris, le 5 mars 1992.
André Dussollier à Paris, le 5 mars 1992. ©Getty - Eric Fougere-Corbis
André Dussollier à Paris, le 5 mars 1992. ©Getty - Eric Fougere-Corbis
André Dussollier à Paris, le 5 mars 1992. ©Getty - Eric Fougere-Corbis
Publicité

Photos de groupes avec le héros : André Dussollier aime la compagnie (sa génération), l’esprit de troupe (Alain Resnais) et ses partenaires familiers (Sabine Azéma ou Pierre Arditi). Il ne s’est pas construit seul mais avec les autres. Dont il parle si bien.

Avec

Dans les années 70, le comédien n’est pas un Bad-boy.  Trop éduqué, il va lutter contre le carcan des études, des cours, des enseignements.  Alors qu’il devient, en 72, un jeune homme bien élevé sous l’œil de FrançoisTruffaut (Une Belle fille comme moi), Gérard Depardieu atomise le cinéma de Bertrand Blier (Les valseuses). Comment poser ses tripes sur la table, se défaire de ce qu’on a été  et qui entrave son pas à pas vers la chair, la vérité, le naturel ? Sur le chemin de l’émancipation, il y a Alain Resnais, cinéaste majeur. Ils font sept films ensemble et se stimulent l’un l’autre. Qui dit Resnais dit Pierre Arditi et Sabine Azéma, deux partenaires de choix et une compagne de fiction qu’il retrouve avec évidence. L’alchimie entre eux est constante. Elle vieillit sa main dans la sienne, ils sont le couple de parents burlesques que Tanguy exaspère. Mais Sabine Azéma n’est pas son double à l’écran. Car peut-être bien qu’André Dussollier a en lui suffisamment de féminin pour ne pas le chercher chez autrui.  

André Dussollier lors du tournage du film "Mélo" réalisé par Alain Resnais à Paris le 19 décembre 1985, France
André Dussollier lors du tournage du film "Mélo" réalisé par Alain Resnais à Paris le 19 décembre 1985, France
© Getty - Micheline PELLETIER Gamma-Rapho via Getty Images

Par Joëlle Gayot, réalisation Christine Robert, prise de son, Thibault Nascimben.

Publicité

Pour aller plus loin