Rencontres philosophiques de l’UNESCO : "Qu'est-ce qu'on ne sait pas?". Ayyam Sureau (à droite), Jean d'Ormesson (au centre) interroge une astronaute américaine
Rencontres philosophiques de l’UNESCO : "Qu'est-ce qu'on ne sait pas?". Ayyam Sureau (à droite), Jean d'Ormesson (au centre) interroge une astronaute américaine
 Rencontres philosophiques de l’UNESCO : "Qu'est-ce qu'on ne sait pas?". Ayyam Sureau (à droite), Jean d'Ormesson (au centre) interroge une astronaute américaine  - Archives de l'UNESCO
Rencontres philosophiques de l’UNESCO : "Qu'est-ce qu'on ne sait pas?". Ayyam Sureau (à droite), Jean d'Ormesson (au centre) interroge une astronaute américaine - Archives de l'UNESCO
Rencontres philosophiques de l’UNESCO : "Qu'est-ce qu'on ne sait pas?". Ayyam Sureau (à droite), Jean d'Ormesson (au centre) interroge une astronaute américaine - Archives de l'UNESCO
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Résumé

Après des études de philosophie, Ayyam Sureau intègre l’Unesco et devient fonctionnaire internationale. C’est Jean d’Ormesson, un ami de son père, qui la dirige vers l’institution. Dès le départ, il la prévient : " c’est beaucoup plus facile d’entrer à l’Unesco que d’en sortir ".

avec :

Ayyam Sureau (philosophe, fondatrice et directrice de l'Association Pierre Claver).

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L’acte constitutif de l'Unesco affirme que « les guerres prenant naissance dans l'esprit des hommes, c'est dans l'esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix ». Pour Ayyam Sureau, si cette affirmation est louable, elle n’en est pas moins étonnante. Les valeurs que l’Unesco prône contre les guerres,  comme la science, la culture et l’éducation, ainsi que ses idéaux formulés au lendemain de la guerre comme réponse aux ravages du nazisme sont d’une grande naïveté aux yeux de la philosophe. 

Les Allemands et tous ceux qui ont cédé au nazisme ne sont pas réputés pour être les personnes les moins éduquées et les moins cultivées. Donc on peut dire que tout a cédé : l’éducation, la culture et la science. Et que la solution à la barbarie n’est peut-être pas là. J’ai toujours trouvé ça étonnant, cette naïveté de l’Unesco. 

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Elle rend hommage à la philosophe suisse Jeanne Hersch, grande figure humaniste à qui l’on doit la division de philosophie de l’Unesco et ainsi que l’ouvrage de Le Droit d’être un homme, – une anthologie mondiale de textes sur la liberté et la dignité humaine parue en 1968. 

Jeanne Hersch a eu l'idée de demander à toutes les nations qui composaient l'Unesco à l'époque, de trouver dans leur propre patrimoine, de tous les genres : chants, poèmes, loirs, constitutions, des écrits qui reflètent ou qui portent les mêmes idées, les mêmes idéaux que la Déclaration universelle des droits de l'homme. (...) Ce n'est pas un traité de morale, ce n'est pas un ouvrage scientifique. Et elle a rangé tout ce matériau invraisemblable et hétéroclite venant de partout dans un ordre philosophique : l'Homme, sa dignité, sa liberté, les droits, le droit de s'exprimer, le droit d'écrire, le droit de croire, etc. Où chacun converge vers le bien et où il n'est pas réalisé. 

Une série d'entretiens produite par Dani Legras, réalisée par Vincent Decque. Prise de son : Yann Fressy. Attachée de production : Daphné Abgrall. Coordination : Sandrine Treiner.

Pour aller plus loin

Bibliographie sélective

Références

L'équipe

Dani Legras
Production
Daphné Abgrall
Collaboration
Sandrine Treiner
Coordination