Rupert Everett et Colin Firth dans le film "Another country" de Marek Kanievska (1984)
Rupert Everett et Colin Firth dans le film "Another country" de Marek Kanievska (1984)
Rupert Everett et Colin Firth dans le film "Another country" de Marek Kanievska (1984) ©AFP - Archives du 7eme Art / AFP
Rupert Everett et Colin Firth dans le film "Another country" de Marek Kanievska (1984) ©AFP - Archives du 7eme Art / AFP
Rupert Everett et Colin Firth dans le film "Another country" de Marek Kanievska (1984) ©AFP - Archives du 7eme Art / AFP
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Résumé

C’est au début des années 80 que le public découvre le jeune Rupert Everett sur un écran de cinéma : un comédien qui a sans doute de Dorian Gray le charme, la beauté, mais aussi sa face sombre, son « portrait »…

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Sombres tout autant ces années-là qui voient mourir chaque jour des personnes atteintes d’un virus qu’on ne sait pas soigner. C’est donc un acteur au visage lisse mais au cœur tourmenté qui apparait en 1984 dans le premier long-métrage de Marek Kanievska, Another Country, un film qui lui ouvre aussitôt les portes d’un autre pays aux frontières aussi mystérieuses que mouvantes : le cinéma.

Rupert Everett évoque les films marquants qui ont fait de lui l’un des acteurs les plus convoités des années 1980 et 1990 : Another Country, où il partage l’affiche avec Colin Firth, mais aussi notamment Dance With A Stranger, de Mike Newell : un film inspiré de la véritable histoire de Ruth Ellis, dernière femme condamnée à mort et exécutée en Angleterre en 1955.

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Rupert Everett et Miranda Richardson dans le film 'Dance With A Stranger' de Mike Newell (1985)
Rupert Everett et Miranda Richardson dans le film 'Dance With A Stranger' de Mike Newell (1985)
© Getty - Samuel Goldwyn/Getty Images

En 1996, le réalisateur australien P. J. Hogan lui propose d’être le partenaire de Julia Roberts dans My Best Friend’s Wedding (Le mariage de ma meilleure amie) : une comédie romantique à succès dans laquelle le couple d’acteurs crève l’écran.

Julia Roberts et Rupert Everett dans 'Le Mariage de mon meilleur ami' de  P.J. Hogan (1997)
Julia Roberts et Rupert Everett dans 'Le Mariage de mon meilleur ami' de P.J. Hogan (1997)
© AFP - Archives du 7eme Art / AFP

Extraits lus

Après avoir été libéré de la prison de Reading en mai 1897, lors de son exil en France, Oscar Wilde a écrit La Ballade de la Geôle de Reading, dont voici un extrait. Traduction : Henry Davray.

Each man kills the thing he loves

by each let this be heard,

some do it with a bitter look,

some with a flattering word,

the coward does it with a kiss,

the brave man with a sword!

Chacun tue ce qu’il aime,

Salut à toi bon entendeur !

Certains le tuent d’un œil amer,

Certains avec un mot flatteur.

Le lâche se sert d’un baiser,

Et d’une épée l’homme d’honneur.

Some love too little, some too long,

some sell, and others buy;

some do the deed with many tears,

and some without a sigh:

for each man kills the thing he loves,

Yet each man does not die.

Amour trop bref, amour trop long,

On achète, on vend son désir.

Certains le tuent avec des larmes

Et d’autres sans même un soupir.

Car si chacun tue ce qu’il aime,

Chacun n’a pas à en mourir.

On peut aussi retrouver ce texte chanté par Jeanne Moreau dans le film Querelle de Reiner Werner Fassbinder sorti en 1982, adapté de Querelle de Brest, un roman de Jean Genet publié en 1947.

Générique

Une série d’entretiens proposée par Philippe Bresson. Réalisation : Jean-Philippe Navarre. Attachée de production : Daphné Abgrall. Prise de son : Yann Fressy. Coordination : Sandrine Treiner.

Bibliographie

Rupert Everett, Vanished years

Rupert Everett, Tapis rouges et autres peaux de bananes

Graham Greene, Voyages avec ma tante

Ian McEwan, Le Jardin de ciment

Evelyn Waugh, Grandeur et décadence

Evelyn Waugh, Retour à Brideshead

Jean Rhys, Voyage dans les ténèbres

Nadejda Teffi, Souvenirs. Une folle traversée de la Russie

Références

L'équipe

Philippe Bresson
Production
Daphné Abgrall
Collaboration
Sandrine Treiner
Coordination