Dans la caravane d’un couple qui aimerait quitter la Cité à condition d’être relogés avec leurs parents (2018)
Dans la caravane d’un couple qui aimerait quitter la Cité à condition d’être relogés avec leurs parents (2018)
Dans la caravane d’un couple qui aimerait quitter la Cité à condition d’être relogés avec leurs parents (2018) - © Mahka Eslami, série «Il était une fois un maire gitan»
Dans la caravane d’un couple qui aimerait quitter la Cité à condition d’être relogés avec leurs parents (2018) - © Mahka Eslami, série «Il était une fois un maire gitan»
Dans la caravane d’un couple qui aimerait quitter la Cité à condition d’être relogés avec leurs parents (2018) - © Mahka Eslami, série «Il était une fois un maire gitan»
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Résumé

L'exposition "Il était une fois un maire gitan" est à découvrir dans le cadre du Festival International du Film Politique qui se déroulera jusqu'au 26 février à la Maison de la Région, à Carcassonne.

En savoir plus

La photographe Mahka Eslami présente, dans le cadre du Festival International du Film Politique qui se déroulera jusqu'au 26 février à la Maison de la Région, à Carcassonne, l'exposition "Il était une fois un maire gitan".

Après avoir travaillé à Téhéran comme journaliste au sein de l'hebdomadaire contestataire Chelcheragh, Mahka Eslami s'installe à Carcassonne et suit un diplôme universitaire de Photographie Documentaire et d'Ecritures Transmédia, puis devient photographe indépendante et membre du collectif Hans Lucas. Son travail est axé sur la construction identitaire en rapport avec le territoire. 

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Maeva, 13 ans, en face de chez elle à la Cité. A la main, son enceinte sur laquelle elle écoute Kendji Girac, chanteur pop gitan (2018)
Maeva, 13 ans, en face de chez elle à la Cité. A la main, son enceinte sur laquelle elle écoute Kendji Girac, chanteur pop gitan (2018)
- © Mahka Eslami, série «Il était une fois un maire gitan»

A propos de l'exposition :  "Des barbecues arrosés, des soirées endiablées et beaucoup de folie : voilà ce que je pensais trouver en découvrant la communauté gitane de la cité de l’Espérance, à Berriac, à quelques kilomètres de Carcassonne. En 2015, j’ai lié connaissance avec sa figure de proue, Michel Soulès, 60 ans aujourd’hui, seul maire gitan de France. Et je ne pouvais alors pas deviner que je continuerai d’y aller et venir cinq ans plus tard, jusqu’à la veille des élections municipales avortées de mars 2020. Au gré de mes séjours à Berriac dans les pas de Michel, je me suis plongée dans le quotidien des familles de la Cité, dans les caravanes et les pavillons enserrés de pylônes électriques et de lignes à haute tension, où trop de drames s’invitent à la fête. Bâtie à la fin des années 1960 pour accueillir une communauté gitane qui logeait jusqu’alors dans une décharge à Cavayère, la Cité de l’Espérance vantait un avenir radieux à ses résidents. Quarante ans plus tard, la promesse a viré au cauchemar. Morts précoces, cancers à répétition, arrêts cardiaques, problèmes de fertilité, les gitans subissent et accusent la trop grande proximité d’un poste électrique - installé à seulement trois mètres de certaines maisons. Quinze d’entre eux, soutenus par le maire, ont décidé d’attaquer EDF en justice au printemps 2015, afin de faire constater les préjudices sur leur état de santé, liés, selon eux, à la présence des lignes à très haute tension. Six ans plus tard, le jugement se fait toujours attendre, mais nombreux sont les habitants de la Cité que j’ai vu tomber malades, développer des handicaps, ne pas revenir de l’hôpital. Tandis que la situation s’enlisait, j’ai vu aussi Michel, dont tous les grands-parents, le père et le frère sont morts de cancers, se battre pour le salut de sa communauté, afin d’accéder à un relogement salubre et pérenne." Mahka Eslami

Adolescents de la Cité le long d’un mur de la centrale (2018).
Adolescents de la Cité le long d’un mur de la centrale (2018).
- © Mahka Eslami, série «Il était une fois un maire gitan»
Références

L'équipe

Arnaud Laporte
Arnaud Laporte
Arnaud Laporte
Production
Anouk Minaudier
Collaboration
Lucile Commeaux
Collaboration
Marie Sorbier
Production déléguée
Boris Pineau
Collaboration
Aïssatou N'Doye
Collaboration
Alexandre Fougeron
Réalisation