En tournée : Deux spectacles d’Anne NGuyen qui explorent le corps et l’âme

Yves Mwamba dans Hip Hop Nakupenda
Yves Mwamba dans Hip Hop Nakupenda - Yannick Perrin
Yves Mwamba dans Hip Hop Nakupenda - Yannick Perrin
Yves Mwamba dans Hip Hop Nakupenda - Yannick Perrin
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Rencontre avec la chorégraphe hip-hop Anne NGuyen.

Avec
  • Anne Nguyen chorégraphe

Chaque soir, nous prenons des nouvelles du secteur culturel en régions et à l’international grâce à nos correspondants à l’étranger, et à celles et ceux qui créent la vie culturelle à l’endroit où ils sont.

Aujourd’hui en compagnie de la danseuse, chorégraphe, autrice et metteuse en scène Anne NGuyen. Depuis 2005, Anne Nguyen se consacre à sublimer la danse hip-hop et son essence rebelle et à lui insuffler une part de mystère. Elle associe une gestuelle brute et virtuose à une écriture chorégraphique géométrique, déstructurée et épurée, qui exalte le pouvoir de l’abstraction. À l’image du danseur hip-hop à la gestuelle explosive, ses spectacles dévoilent l’être humain qui se débat passionnément face à un environnement contemporain hostile. Interprétées par des danseurs virtuoses aux personnalités magnétiques, ses chorégraphies mettent en scène la danse comme un art universel et salvateur, symbole de la résistance du vivant face à des valeurs en perpétuel bouleversement.

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Deux de ses spectacles sont actuellement en tournée : Underdogs à découvrir les 13 et 14 octobre au Centre culturel Jean Moulin à Limoges (87) (voir les autres dates en bas de page) et Hip-Hop Nakupenda de passage au Manège à Reims (51) du 17 au 20 octobre, le 8 novembre au Théâtre-cinéma de Choisy-le-Roi (94) et le 21 novembre à l’Université Sorbonne Paris Nord à Bobigny (93).

Les spectacles

  • Underdogs. Les “underdogs” sont ceux que l’on donne perdants, ceux sur qui l’on ne parie pas. Ce sont ceux qui font partie du paysage urbain et sur lesquels notre œil se pose sans oser s’attarder. Dans cette pièce chorégraphique, Anne NGuyen explore la manière dont l’imagerie urbaine traverse nos corps et quelles empreintes elle nous laisse. Quelles influences nous réapproprions-nous, à quels personnages nous identifions-nous pour construire nos personnalités, nos états de corps ? La danse hip-hop, danse urbaine par excellence, se nourrit de tout ce qui questionne les normes. Le danseur détecte avidement tout signe de transgression et le transforme en geste créatif. Plus d’informations ici

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  • Hip-Hop Nakupenda. Le danseur et chorégraphe Yves Mwamba conte et danse son histoire, une histoire étroitement mêlée à celle de la danse hip-hop en Afrique et à celle de son pays, la République Démocratique du Congo. Pourquoi danse-t-on ? En Afrique, on ne se pose pas la question. Lorsqu’un nouveau clip sort à la télé, tout le monde apprend les pas. La rumba congolaise, dont toutes les chansons sont dédiées à des hommes politiques depuis l’époque du dictateur Mobutu, fait danser tout le continent africain. Yves Mwamba a 12 ans lorsque, au lendemain des guerres à Kisangani en 2000, il se met à la danse hip-hop avec ses amis pour se reconstruire une identité, s’inspirant des stars du hip-hop afro-américaines. Il crée le premier groupe de danse hip-hop à Kisangani, puis une association qui organise des battles dans toute la ville. À travers la danse, le chant, la musique et la voix, il nous conte l’histoire de toute une génération de jeunes danseurs de rue, les Mudjansa. Il danse sa danse hip-hop à lui, apprise sans cours ni conservatoires, et nous raconte l’évolution des danses urbaines au Congo, qui puisent leurs origines aussi bien dans les danses ancestrales que dans les danses de gangs. Avec humour et légèreté, Yves Mwamba nous fait danser, chanter, et nous transporte dans un univers onirique peuplé d’ancêtres et de démons. Des États-Unis à Kisangani à Paris, il nous invite à le suivre sur les traces du hip-hop avec "Hip-Hop Nakupenda" : "hip-hop, je t’aime", en Swahili.

Plus d'informations : Site de la Compagnie Par Terre d'Anne N'Guyen

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