"Andor"
"Andor" - Copyright 2022 Lucasfilm Ltd. & TM. All Rights Reserved.
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Vous, qui aimez les vieux Star Wars, qui aimez moins ceux des années 2000, et qui trouvez que les derniers sont irregardables, vous les intellos, les potentiellement geek, les amoureux de la science-fiction à l’ancienne et des costumes seventies, précipitez-vous...

Littérature, cinéma, expos, musique, séries, BD... Chaque jour un objet de l'actualité culturelle passé au crible d'une critique libre et assumée. Aujourd'hui, "Andor" nouvel opus de la franchise Star Wars à découvrir sur la plateforme Disney +

Aujourd'hui, Lucile Commeaux nous parle d'Andor, la nouvelle série de la franchise Star Wars disponible sur Disney +

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Andor est une des nombreuses émanations de la franchise Star Wars, acquise il y a quelques années par Disney, et qui n’en finit plus de faire des petits : films, jeux vidéos, séries, animation etc...

Alors vous, qui aimez les vieux Star Wars, qui aimez moins ceux des années 2000, et qui trouvez que les derniers sont irregardables, vous les intellos, les potentiellement geek, les amoureux de la science-fiction à l’ancienne et des costumes seventies, précipitez-vous. L’avenir de la galaxie n’est pas au cinéma mais il existe, et il est dans les séries.

J’avais déjà beaucoup aimé The Mandalorian, qui racontait les pérégrinations d’un personnage très secondaire, un chasseur de prime lancé de mission en mission et de monstre en monstre sur des planètes filmées comme dans un bon western. Andor est peut-être encore meilleur.

Le goût des décors et des costumes

Andor est le nom du personnage principal. Si vous avez vu les films, on l’aperçoit dans le seul rattrapable ces dernières années, Rogue One. Cassian Andor habite sur la planète Ferrix, planète de bidouilleurs et de rebelles, dans un univers dominé par l’Empire de Palpatine, régime autoritaire et policier, qui envoie partout milices privées et armées de Stormtroopers dès qu’il suspecte le moindre mouvement de résistance. Andor lui, au départ ne s’en mêle pas. Son truc à lui c’est de parcourir le monde pour retrouver sa sœur, de laquelle il a été séparé enfant alors que l’Empire a détruit sa planète. Un jour, il est embauché par un groupe de rebelles pour réaliser une opération aussi dangereuse que top secrète.

Nul n’est besoin de connaître la chronologie Star Wars sur le bout des doigts pour se plonger dans l’histoire : nous sommes en périphérie, pas de Jedi en vue, pas de Han Solo, le cruel Palpatine est évoqué de loin seulement. La série s'aménage un espace neuf dans la galaxie, et campe de nouvelles figures tout à fait convaincantes et bien interprétées : Andor (Diego Luna), est un personnage ambivalent, à la fois vénal et révolté, embrassant la rébellion pour des motifs personnels. Il est entouré d’une Sénatrice, hésitant à embrasser une cause de plus en plus violente, un antiquaire calculateur, jouée par Stellan Skarsgard, une superviseure de l’empire hyper zélée, ou encore un agent de sécurité ambitieux et obsédé par la traque des rebelles.

À l’échelle d’une poignée de personnages œuvrant à la marge du grand récit de Georges Lucas, Andor rejoue ce que Star Wars faisait de mieux : dessiner une intrigue politique aux enjeux complexes, avec des retournements, des ralliements, et des traîtrises. Par ailleurs, et c’est suffisamment rare pour qu’on le remarque : c’est beau. Les décors sont hyper soignés. Les intérieurs, par exemple ceux des bureaux de la police impériale ou d’un camp de travail forcé, rappellent les architectures blanches et géométriques du premier film de Georges Lucas, THX 1138. Les extérieurs sont riches, qui alternent entre les grandes pâtures verdoyantes où les rebelles se font passer pour des bergers, et la ville bricolée de Ferris où les habitants préviennent de l’arrivée des policiers en tapant avec leurs outils sur des tuyaux.

On retrouve un plaisir singulier qu’on a rarement aujourd’hui je trouve au spectacle de la science-fiction, celui des accessoires, des costumes, des créatures, bref de quelque chose d’artisanal, et paradoxalement, de plus cinématographique que dans les films. De la même manière, comme The Mandalorian empruntait au western, Andor dialogue avec le genre, le film de braquage notamment. L’avenir de Star Wars existe, il est sur les petits écrans, dans des épisodes courts, qui laissent enfin sa chance à la fable.

  • Andor, 9 épisodes disponibles sur Disney Plus.

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