Portrait du metteur en scène Jacques Osinski
Portrait du metteur en scène Jacques Osinski
Portrait du metteur en scène Jacques Osinski - Pierre Grosbois
Portrait du metteur en scène Jacques Osinski - Pierre Grosbois
Portrait du metteur en scène Jacques Osinski - Pierre Grosbois
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Résumé

Jacques Osinski livre ses secrets de mise en scène, de théâtre comme d’opéra, dans le cadre d’un entretien au long cours au micro d’Arnaud Laporte.

En savoir plus

Une fois n’est pas coutume, Jacques Osinski sera de retour au Festival d’Avignon du 7 au 28 juillet 2022, accompagné de son fidèle compère Denis Lavant afin de poursuivre l’exploration des pièces de Samuel Beckett. Commencé en 2019 avec la mise en scène de La dernière bande (actuellement jouée au Théâtre 14) ce cycle dédié au Nobel de littérature irlandais s’est poursuivi avec L’image (2021) et l’adaptation de la pièce radiophonique Words and Music (2021) et continue désormais avec la mise en scène de Fin de Partie à découvrir dans le Théâtre des Halles de la Cité des Papes en juillet prochain.

« Beckett a inventé une forme de théâtre très particulière mettant les comédiens dans des dispositifs les mettant à rude épreuve. C’est une forme très singulière, qui lui est propre. Et malgré tout, ce qui m’intéresse chez lui aujourd’hui c’est l’humain, car il y a beaucoup d’humanité et d’humour dans ses pièces. » Jacques Osinski

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56 min

Cap au Nord

Pianiste depuis sa tendre enfance, Jacques Osinski intègre l’Ecole Normale de Musique avant de se diriger vers le théâtre par le biais d’études d’Histoire du Théâtre à la Sorbonne. Puis il poursuit sa formation en suivant les cours de l’Ecole Européenne de mise en scène et ceux de l’Unité Nomade de Josyane Horville, l’espace de formation des metteurs en scène au Conservatoire National d’Art Dramatique. Dès la fin de son cursus, Jacques Osinski travaille aux côtés de grands noms tels que Lev Dodine, Claude Régy, Daniel Mesguich, Daniel Benoin ou encore Herbert Wernicke, et fonde sa première compagnie, La Vitrine, avec laquelle il monte ses premières pièces, laissant déjà apparaître un goût certain pour les auteurs du Nord, tels que Knut Hamsun, Ödön von Horváth, Strindberg ou encore Magnus Dahlström. Pour autant, Jacques Osinski n’en est pas moins familier du répertoire classique, abordé lors de ses multiples mises en scène de Shakespeare, Racine ou Molière.

« Claude Régy m’a beaucoup appris. Lorsqu’on travaillait on choisissait nos textes, moi j’avais travaillé sur La Princesse Blanche de Rainer Maria Rilke. On choisissait ensuite nos comédiens et il nous fallait les diriger devant lui, c’était assez terrifiant, mais il donnait des indications très concrètes, contrairement à ce qu’on pense. » Jacques Osinski

3 min

Du théâtre à l’opéra il n’y a qu’un La

Ayant succédé à Laurent Pelly à la direction du Centre Dramatique National des Alpes à la MC2 de Grenoble en 2009, Jacques Osinski n’est pas seulement l’homme de théâtre que l’on connaît mais aussi un metteur en scène d’opéra renommé, ayant reçu le prix Gabriel Dussurget dès sa première mise en scène de théâtre lyrique, l’adaptation de Didon et Enée de Purcell lors du Festival d’Aix-en-Provence. Il s’est depuis frotté à Tchaïkovski, Rossini ou encore Sciarrino, sans pour autant mettre de côté son amour pour le théâtre contemporain, comme en atteste sa plongée au cœur de l’œuvre de Samuel Beckett. Dans ces deux champs artistiques cousins, Jacques Osinski fait toujours preuve d’une élégante simplicité, cherchant à toujours aller à l’essentiel, au cœur du texte, avec des mises en scène faisant preuve de retenue, de minimalisme et surtout d’intelligence.

« Il y a une forme d’équilibre à travailler pour un répertoire tantôt dramatique tantôt lyrique. Car le répertoire lyrique, que j’ai découvert avec Didon et Enée, ouvre des champs incroyables par rapport au théâtre. Ce sont des modes très différents, les chanteurs sont de plus en plus d’incroyables acteurs et ça, pour moi, ça m’a ouvert des champs. » Jacques Osinski

55 min

Son actualité :

  • Reprise : Dernière bande de Samuel Beckett à voir jusqu’au 25 juin 2022 au Théâtre 14.
  • Création : Fin de partie de Samuel Beckett du 7 au 28 juillet 2022 au Théâtre des Halles d’Avignon.

Sons diffusés pendant l'émission :

  • Extrait de « Cap au pire » de Samuel Beckett interprété par Denis Lavant, archive YouTube.
  • « La complainte de la seine » de Kurt Weill par Marianne Faithfull dans l’album « 20th century blues » (1996) | Label : RCA
  • Teaser de « La dernière bande » de Samuel Beckett interprété par Denis Lavant, mis en scène par Jacques Osinski.
  • Archive de Samuel Beckett diffusée le 09/09/1959 à la radio italienne.
Références

L'équipe

Arnaud Laporte
Arnaud Laporte
Arnaud Laporte
Production
Alexandre Fougeron
Réalisation
Lucile Commeaux
Collaboration
Boris Pineau
Collaboration
Aïssatou N'Doye
Collaboration
Pierre Bouyer
Collaboration
Marie Sorbier
Collaboration
Anouk Minaudier
Collaboration