Jean-Benoît Dunckel
Jean-Benoît Dunckel
Jean-Benoît Dunckel ©AFP - Joel Saget
Jean-Benoît Dunckel ©AFP - Joel Saget
Jean-Benoît Dunckel ©AFP - Joel Saget
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Résumé

Il est l’un des deux membres du groupe “Air”, mais il poursuit depuis le début des années 2000, avec la création de son label Prototyp, une aventure en solo. Alors qu’il sort un nouvel album, intitulé “Carbon”, Jean-Benoît Dunckel revient avec nous sur ce qui nourrit ses créations.

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Jean-Benoît Dunckel, le co-fondateur du groupe Air, révélé en 1998 par le tube Sexy Boy et connu notamment pour la BO du film Virgin Suicides de Sofia Coppola, sortira son nouvel album solo Carbon le 24 juin sur le label Prototyp Recording. L'occasion rêvée de revenir, en sa présence, sur son parcours, de Air à sa carrière solo, et sur ses imaginaires.

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Air, une caresse

En 1995, Nicolas Godin et Jean-Benoît Dunckel signent « Modulor », un premier titre sur une compilation de Sourcelab. Ainsi démarre l’aventure Air, binôme electro-pop français qui s’est imposé comme un groupe majeur de son époque, notamment en Angleterre et aux Etats-Unis, et s’est inscrit de plein pied dans la révolution électro qu’a constitué la French Touch. Au total, le duo a signé huit albums studios entre 1998 et 2014, dont deux bandes originales complètes de films, et a collaboré avec les plus grands tels qu’Angelin Prejlocaj et Charlotte Gainsbourg.

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"J'ai été initié à la chorégraphie grâce à Angelin Preljocaj, la musique et la danse viennent du même lait, quelque part c'est la même énergie. Il suffit de dompter la musique pour faire quelque chose de complémentaire avec la danse. C'était vraiment très intéressant, j'aurais aimé en faire plus.Jean-Benoît Dunckel

Le succès d’Air tient beaucoup à l’ambition formelle de leur identité musicale. A la fois évanescent et sophistiqué, futuriste et nostalgique, frivole et profond, et surtout lascif, le son Air se singularise par son hédonisme synthétique, sa science de l’épure et la liberté avec laquelle il brasse les références. Les deux néoromantiques regardent en effet aussi bien du côté de la variété française des années 70 que du classique (Ravel, Mozart et Debussy surtout), des Beatles que de Prévert et Desnos. Autre spécificité d’Air, à laquelle doit beaucoup son identité sonore : le mélange entre acoustique et synthèse, l’analogique et le numérique, et surtout l’utilisation de synthétiseurs vintage.

"Un morceau ce sont des visions, des improvisations. Pour me lancer dans un morceau j'improvise au piano et je trouve des idées, des suites, des accords, des ambiances, une atmosphère, des textures qui m'intéressent. Et puis je commence à enregistrer avant d'abandonner si je n'arrive pas à trouver l'erreur nécessaire qui va faire que c'est original.Jean-Benoît Dunckel

58 min

Cavalier seul

Si Air poursuit son aventure jusque dans les années 2014-2016, Jean-Benoît Dunckel fait également cavalier seul depuis 2006, date à laquelle il sort son premier album solo Darkel , sous le même nom. Il faut toutefois attendre encore douze ans pour que la moitié de Air sorte un premier album sous son propre nom, titré "H+". Entre ces deux albums solos, rejoints dès le 24 juin 2022 par le petit dernier Carbon, Jean-Benoît Dunckel a réalisé de nombreux autres projets. Côté collaboration, il s'est associé avec Lou Hayter (chanteuse et claviériste du groupe britannique New Young Pony Club) pour former le groupe « Tomorrow's World », puis avec l'artiste islandais Barði Jóhannsson (Bang Gang, Lady & Bird). Jean-Benoît Dunckel a également composé de nombreuses musiques de films dont celle d'"Eté 85" de François Ozon en 2020 ainsi que celle de la série Mytho en 2019.

"Dans un film tout est faux, il y a des décors, les acteurs jouent la comédie, apprennent des dialogues... La musique doit venir coller la vérité dessus, parce que la musique est un autre niveau de vérité, c'est elle qui fait que le film va devenir plus vrai.Jean-Benoît Dunckel

Son actualité :

Sons diffusés pendant l'émission :

  • Archive du générique "La séquence du spectateur", "On a desert road" de Juan Montego & The Kingstorm Orchestra dans l'album "Shame And Scandal In The Family" (1965) | Label : Mercury
  • "Highschool Lover" tiré de la bande originale du film "Virgin Suicides" (2000) | Label : Record Makers
  • Archive de Philip Glass au sujet de la musique du film "Dracula", diffusée pour la première fois dans l'émission "Carnets de notes" de Franck Mallet sur France Culture le 03/12/1999.
  • "Hold On" de Jean-Benoît Dunckel dans l'album "Hold On" (2017) | Label : Jive/Epic
  • "Zombie Park" de Jean-Benoît Dunckel dans l'album "Carbon" (2022) | Label : Prototyp Recording
Références

L'équipe

Arnaud Laporte
Arnaud Laporte
Arnaud Laporte
Production
Alexandre Fougeron
Réalisation
Lucile Commeaux
Collaboration
Boris Pineau
Collaboration
Aïssatou N'Doye
Collaboration
Pierre Bouyer
Collaboration
Marie Sorbier
Collaboration
Anouk Minaudier
Collaboration