Carte des Balkans en 2010
Carte des Balkans en 2010 - Wikicommons/Spiridon MANOLIU
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Crises diverses, enjeux géopolitiques, flux migratoires... en Croatie, en Serbie, en Macédoine, en Bosnie-Herzégovine et au Kosovo. Vieux cliché de l'histoire, les Balkans sont-ils à nouveau une poudrière ?

Les Balkans ensanglantés, il y a 25 ans, par les déchirements de l'ancienne Yougoslavie sont en proie à une crise endémique, où la stagnation économique, la dérive des institutions, l'exode et les flambées xénophobes fermentent à ciel ouvert, en Croatie, en Serbie, en Macédoine, en Bosnie-Herzégovine et au Kosovo. Qu'ils soient entrés dans l'Union Européenne ou qu'ils y aspirent ces pays souffrent à des degrés divers des mêmes maux et des mêmes facteurs d'affaiblissement aggravés par la crise migratoire.

Autour de Christine Ockrent

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- Ivan Krastev, président du Centre for Liberal Strategies à Sofia et Permanent Fellow à l’Institut für die Wissenschaften vom Menschen de Vienne**. Analyste pour l’édition internationale du New York Times. Il a publié “Le retour des régimes majoritaires” dans l’ouvrage collectif ** L’Age de la Régression, chez Premier Parallèle.

- Jacques Rupnik, directeur de recherche au Centre d'études et de recherches internationales de Sciences Po (CERI), spécialiste de l'Europe centrale et orientale. Il a dirigé l’ouvrage collectif Géopolitique de la démocratisation: L'Europe et ses voisinages aux Presses de Science Po en 2014.

- Jean-Arnault Dérens, Rédacteur en chef du Courrier des Balkans, où il a notamment publié “La Serbie à l’heure de la post-démocratie”, début avril. Il a également publié Comprendre les Balkans. Histoire, sociétés, perspectives (en collaboration avec Laurent Geslin), nouvelle édition, Paris, Non Lieu, 2014, ainsi que l'article, «Les Balkans et l'Europe au défi de la Macédoine», _Etudes, j_uin 2017.

- Marco Prelec, Directeur de Projets de Politique Appliquée, École de Politique publique, Université de L'Europe centrale, ancien directeur du projet Balkans de Crisis Group. Il a publié pour ce think tank, “New Balkan Turbulence Challenges Europe”, le 28 avril 2017

Traduction simultanée de l'anglais par Xavier Combe

Publications de M. Prelc, J. Rupnik, J-A Dérens, I.Krastev, portraits de C. Ockrent et d'Eric Chol
Publications de M. Prelc, J. Rupnik, J-A Dérens, I.Krastev, portraits de C. Ockrent et d'Eric Chol
- CG/Sc-Po/Non Lieu Editions/PParallèle/RF/Courrier International

- La chronique de Courrier International, Eric CHOL

Pour prolonger :

Sur France Culture_, La grande table_ : "Sortir de la régression avec Ivan Krastev" 30.05.2017

La présentation de l'analyse d'Ivan Krastev, “Le retour des régimes majoritaires” dans L'Age de la régression, par Libération, extrait du compte-rendu de l'essai collectif, "Un pavé lancé contre la grande régression" Par Sonya Faure — 9 avril 2017 :

"Le politologue bulgare Ivan Krastev emprunte une formidable image à un roman de José Saramago. Dans les Intermittences de la mort, les habitants d’un petit pays cessent soudain de mourir. Après l’euphorie, viennent les «embarras» d’ordre divers. Comment l’Eglise peut-elle encore convaincre de l’existence de Dieu, s’il n’y a plus ni mort ni résurrection ? Comment l’Etat peut-il payer d’éternelles retraites ? «Si nous ne nous remettons pas à mourir, nous n’avons aucun avenir», se désole le Premier ministre du pays de Saramago.

«La manière qu’a l’Occident de faire l’expérience de la globalisation évoque la façon qu’ont ces habitants de faire l’expérience de l’immortalité, résume Ivan Krastev. Dans les deux cas, un rêve s’est transformé en cauchemar.» "

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