Quel bilan provisoire peut-on tirer des 100 premiers jours de Joe Biden ?
Quel bilan provisoire peut-on tirer des 100 premiers jours de Joe Biden ?
Quel bilan provisoire peut-on tirer des 100 premiers jours de Joe Biden ?  ©AFP - Andrew Harnik / POOL / AFP
Quel bilan provisoire peut-on tirer des 100 premiers jours de Joe Biden ? ©AFP - Andrew Harnik / POOL / AFP
Quel bilan provisoire peut-on tirer des 100 premiers jours de Joe Biden ? ©AFP - Andrew Harnik / POOL / AFP
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Résumé

Le président américain fête ses 100 jours à la Maison Blanche, alors qu'il organisait cette semaine un sommet international sur le climat.

avec :

Pierre-André Chiappori (Professeur d’Economie à la Columbia University, titulaire de la chaire E. Rowan and Barbara Steinschneider, membre de l’Académie des sciences morales et politiques.), Laurence Nardon (Responsable du programme Amérique du Nord de l’Ifri, productrice du podcast hebdomadaire "New Deal" sur Slate), Corentin Sellin (Professeur agrégé d'histoire CPGE (classes préparatoires aux grandes écoles), spécialiste des Etats-Unis), Benjamin Haddad (directeur Europe à l’Atlantic Council (Washington)).

En savoir plus

Jeudi prochain, 29 avril, Joe Biden aura passé à la Maison Blanche les 100 premiers jours de son mandat. La veille, à l’invitation de la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, le président américain adressera aux membres du Congrès son premier discours de politique générale – sans doute le bilan de ce qui a été accompli et l’annonce des chantiers futurs. 

Politicien professionnel

L’objectif le plus emblématique de la nouvelle administration est déjà atteint : 200 millions de doses de vaccin anti-Covid 19 ont été injectés en un temps record. Et les Etats-Unis sont prêts à rebondir. Certes le pays est affaibli, la société reste minée par la violence, ses guerres raciales et culturelles, la classe politique, les médias, les réseaux sociaux portent les stigmates des années Trump, mais le constat s’impose : ce président de 78 ans qu’on a vu trébucher sur l’escalier de l’Air Force One, ce politicien professionnel dont on raillait le verbe approximatif et les ambitions déçues, ce candidat que l’on disait trop vieux, trop mou pour être à la hauteur d’une crise sociale et politique d’une telle ampleur, voilà que dans l’action, entouré d’une équipe expérimentée, il engage le pays dans des réformes considérables et affirme un retour énergique sur la scène internationale. 

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Quelles sont à ce jour les avancées, les zones d’ombre, les échecs de l’administration Biden ? Les plans de relance affichent des montants faramineux tout en augmentant les impôts des sociétés : s’agit-il d’un nouveau New Deal, d’une révolution structurelle dont on devrait s’inspirer ? 

Sur le plan politique, le parti républicain reste sous la coupe de  Donald Trump, va-t-il continuer à se radicaliser et bloquer les projets de l’administration démocrate ? Belle affiche hier et avant hier avec le sommet virtuel sur le climat à l’invitation de Joe Biden, dont Xi Jinping et Vladimir Poutine, mais aussi confrontations verbales musclées avec la Chine, avec la Russie, soutien ostentatoire aux alliés européens…Quelles conséquences pour nos économies et nos aspirations à l’autonomie stratégique ?

Christine Ockrent reçoit Laurence Nardon, responsable du programme Etats-Unis de l’Institut Français des Relations Internationales, autrice du podcast coproduit par l’Ifri et Slate intitulé « New Deal ».  

Benjamin Haddad, directeur Europe à l’Atlantic Council à Washington, auteur de « Le paradis perdu : l'Amérique de Trump et la fin des illusions européennes » (Grasset, 2019)

Corentin Sellin, professeur agrégé d’histoire en CPGE et auteur de la série « This Is America » pour le site Les Jours, dont la chronique ce week-end porte sur Biden et les armes à feu 

Pierre-André Chiappori, professeur d’Economie à la Columbia University, titulaire de la chaire E. Rowan and Barbara Steinschneider