Quels sont les arguments, sinon les atouts, du président américain pour gérer la crise avec la Russie ?
Quels sont les arguments, sinon les atouts, du président américain pour gérer la crise avec la Russie ?
Quels sont les arguments, sinon les atouts, du président américain pour gérer la crise avec la Russie ? ©AFP - WIN MCNAMEE
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Quels sont les arguments, sinon les atouts, du président américain pour gérer la crise avec la Russie ? ©AFP - WIN MCNAMEE
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Résumé

L’épreuve de force diplomatique imposée par la Russie peut-elle renforcer la cohésion européenne, voire revitaliser l’OTAN ?

avec :

Martin Quencez (chercheur au German Marshall Fund à Paris et chercheur associé au Conseil Européen des affaires étrangères), Bruno Tertrais (Politologue spécialiste de l'analyse géopolitique et stratégique, et directeur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique.), Isabelle Facon (maître de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique, spécialiste des politiques de sécurité et de défense russes.), Amélie Zima (Docteure en science politique et chercheuse au Centre Thucydide (Université Panthéon-Assas)).

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Quelles doivent être les règles du grand jeu où se mesurent les Etats-Unis et la Russie depuis la fin de la guerre froide ? Tel est l’objet des discussions au sommet qui réuniront demain à Genève Joe Biden et Vladimir Poutine – la deuxième rencontre depuis juin dernier, et déjà un point au bénéfice du Russe, puisque la menace d’une intervention militaire en Ukraine, brandie depuis des semaines, porte ainsi ses fruits diplomatiques. 

Dédain et exclusion

L’envoi de troupes russes dès jeudi pour stabiliser le Kazakhstan, en proie à des émeutes sanglantes, est un autre message envoyé aux Occidentaux : Vladimir Poutine, lui, peut intervenir à sa guise, sans s’encombrer de procédures internes ou d’approbations alliées. Qui est prêt à mourir pour Kiev ? 

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Même parmi les membres de l’Alliance Atlantique les plus inquiets face à la menace russe, la question ne se pose pas. Moins encore pour un président américain préoccupé d’abord par la Chine, affaibli par les fractures de son opinion publique et de son propre système politique. Moscou ne veut traiter qu’avec Washington, et ne rate pas une occasion de manifester son dédain envers les Européens, exclus de la rencontre de demain et pourtant en première ligne. 

C’est sur notre continent que sont entreposés les moyens de dissuasion américains, c’est à nos valeurs que veulent adhérer la grande majorité des Ukrainiens, aspirant à rejoindre l’Union Européenne et l’Otan. Voilà bien ce que veut empêcher Vladimir Poutine, tout à son obsession, accrue au cours de ses 21 ans au pouvoir, de restaurer l’Empire russe, ou, à tout le moins, d’en geler les frontières. 

Quels sont donc les arguments, sinon les atouts, du président américain ? Quelle posture adopter par l’Allemagne et la France, qui assume la présidence du Conseil européen ? L’épreuve de force diplomatique imposée par la Russie peut-elle avoir l’effet inverse, renforcer la cohésion européenne, revitaliser l’Alliance Atlantique ? Ou pas ?

Références

L'équipe

Luc-Jean Reynaud
Réalisation
Hugo Boursier
Collaboration