Des manifestants participent à un rassemblement contre une hausse des prix de l'énergie à Almaty le 5 janvier 2022.
Des manifestants participent à un rassemblement contre une hausse des prix de l'énergie à Almaty le 5 janvier 2022. ©AFP - Abduaziz MADYAROV
Des manifestants participent à un rassemblement contre une hausse des prix de l'énergie à Almaty le 5 janvier 2022. ©AFP - Abduaziz MADYAROV
Des manifestants participent à un rassemblement contre une hausse des prix de l'énergie à Almaty le 5 janvier 2022. ©AFP - Abduaziz MADYAROV
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Face à la Chine et la Russie et depuis leur départ chaotique d’Afghanistan, les Occidentaux et en particulier les Européens sont-ils hors-jeu malgré l’importance de leurs investissements économiques dans cette zone géographique ?

Avec
  • Julien Vercueil Maître de conférences en sciences économiques, INALCO, Rédacteur en chef adjoint de la Revue de la Régulation
  • Nadège Rolland chercheuse sur les questions politiques et de sécurité en Asie-Pacifique au National Bureau of Asian Research (NBR)
  • Bayram Balci Directeur de l'Institut français d'études anatoliennes à Istanbul

L’épreuve de force engagée sur l’Ukraine entre le Kremlin, la Maison Blanche et ses alliés de l’OTAN est au point mort ce matin, la situation reste extrêmement tendue - Kiev vient d’être victime d’une cyberattaque massive dont l’origine ne fait aucun doute – mais Vladimir Poutine peut se targuer d’une réussite incontestable : en volant au secours du régime en place au Kazakhstan, il a renforcé son emprise sur ces pays d’Asie Centrale. 

Concurrence ou partage des rôles ?

Janvier sanglant au Kazakhstan, émeutes sociales et guerre de clans au sein d’une caricature de kleptocratie au bénéfice d’une famille qui a longtemps avalé à son profit toute l’économie d’un pays avec la complicité des investisseurs occidentaux. 

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Mais depuis, on constate une démonstration du rôle incontournable de Moscou dans cette immense région à dominante musulmane, que le Kremlin considère toujours comme son arrière-cour. S’est-il agi de contenir une agitation islamiste ou une nouvelle révolution de couleur comme l’a prétendu le président russe ? 

Xi Jinping applaudit des deux mains la première intervention armée de cette Organisation du traité de sécurité collective diligentée par Moscou. Rivalité, concurrence ou partage des rôles entre la Russie et la Chine ? Quelles sont les priorités de Pékin ? 

Depuis leur départ chaotique d’Afghanistan, les Occidentaux et en particulier les Européens sont-ils hors-jeu malgré l’importance de leurs investissements économiques ? La Turquie est-elle en mesure d’affirmer ses ambitions, au risque d’irriter Moscou ?  

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