Le siège du comité olympique russe à Moscou.
Le siège du comité olympique russe à Moscou.
Le siège du comité olympique russe à Moscou. ©AFP - SEFA KARACAN / ANADOLU AGENCY
Le siège du comité olympique russe à Moscou. ©AFP - SEFA KARACAN / ANADOLU AGENCY
Le siège du comité olympique russe à Moscou. ©AFP - SEFA KARACAN / ANADOLU AGENCY
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Résumé

L'Agence mondiale antidopage annonçait il y a quinze jours que la Russie allait être exclue pendant quatre ans des compétitions sportives internationales. Décryptage des enjeux géopoltiiques de la mondialisation du sport.

avec :

Jean-François Bourg (économiste, chercheur au Centre de droit et d'économie du sport à l'Université de Limoges), Lukas Aubin (Docteur en études slaves et spécialiste de la géopolitique de la Russie et du sport, membre du Centre de recherches pluridisciplinaire multilingues de Paris Nanterre), Carole Gomez (Directrice de recherche à l’Iris, spécialiste du sport dans les relations internationales, co-auteure du rapport "quand le foot s’accorde au féminin"), Sylvain Dufraisse (Maître de conférences en histoire du sport à l'université de Nantes).

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C'est une coïncidence que la diplomatie française n'avait pas anticipé. Il y a une quinzaine de jours, à Paris, Vladimir Poutine participait à une réunion quadripartite au sujet de l'Ukraine. Sans résultat concret. Par ailleurs, le même jour, l'Agence mondiale antidopage annonçait que la Russie allait être exclue pendant quatre ans des compétitions sportives internationales. Le président russe dénonce aussitôt la décision. Son premier ministre Medvedev parle d'hystérie antirusse. 

Qu'il y ait appel ou non, l'affront demeure. Le retour de la Russie au firmament du sport mondial participant, comme à l'époque soviétique, à l'affirmation de sa grandeur. Et ce retour est un nouveau compromis. Déjà en 2014, à l'occasion des Jeux d'hiver à Sotchi, on avait découvert un gigantesque programme de dopage et de trucage des tests organisés par les différentes fédérations coiffées par des oligarques proches du Kremlin. Depuis, des bases de données, des dossiers concernant des athlètes russes toujours en activité ont tout simplement disparu ou subi des manipulations grossières. 

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Certes, la Russie n'a pas le monopole du dopage, loin de là. Mais l'échelle de ces pratiques laisse pantois. Quelle crédibilité faut il accorder aux sanctions prévues par cette agence antidopage qui dépend en partie du Comité international olympique? Quels sont les compromis prévus pour permettre à de nombreux sportifs russes de concourir malgré tout? Jusqu'où les rapports de force politiques et financiers pèse t il encore et toujours sur le grand spectacle du sport, scène privilégiée d'une mondialisation encouragée de toutes parts?

Références

L'équipe

Luc-Jean Reynaud
Réalisation
Hugo Boursier
Collaboration