Les forces armées panaméennes ont saisi 2969 kilos de cocaïne lors d'une opération de lutte contre les stupéfiants dans le secteur maritime frontière avec le Costa Rica
Les forces armées panaméennes ont saisi 2969 kilos de cocaïne lors d'une opération de lutte contre les stupéfiants dans le secteur maritime frontière avec le Costa Rica ©AFP - Luis Acosta
Les forces armées panaméennes ont saisi 2969 kilos de cocaïne lors d'une opération de lutte contre les stupéfiants dans le secteur maritime frontière avec le Costa Rica ©AFP - Luis Acosta
Les forces armées panaméennes ont saisi 2969 kilos de cocaïne lors d'une opération de lutte contre les stupéfiants dans le secteur maritime frontière avec le Costa Rica ©AFP - Luis Acosta
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Si la pandémie a tout bouleversé, elle a aussi perturbé les routes classiques des narcotrafics. Europe, Asie, Amérique du sud, Afrique : les continents sont tous concernés et, à travers eux, des milliards de dollars circulent.

Avec
  • Gaspard Estrada directeur exécutif de l'OPALC, l’Observatoire politique de l'Amérique latine et des Caraïbes - Sciences Po.
  • David Weinsberger sociologue à l’INHESJ, spécialiste de la géopolitique des drogues
  • Stéphane Quéré diplômé de l’Institut de criminologie et chercheur à l’université de Paris II sur le thème des menaces criminelles contemporaines.
  • Marie Jauffret-Roustide Sociologue et chercheuse au centre d’étude des mouvements sociaux à l’INSERM. Elle coordonne le programme "Sciences sociales, drogues et sociétés" à l'EHESS.
  • Thierry Vircoulon Chercheur associé au Centre Afrique subsaharienne de l'Ifri

Chaque jour les chiffres tombent qui mesurent l'impact de la Covid-19 sur nos économies et leurs conséquences sociales que ce soit en France, en Europe ou ailleurs. On parle là de l'économie réelle, visible, quantifiable, en fonction des plans de relance et des secteurs d'activité. Mais il y a une autre réalité économique qui échappe largement aux radars, qui concerne pourtant la planète entière et affecte les populations par centaine de millions : il s'agit de l'économie des drogues. 

Marchés ébranlés 

Cannabis, cocaïne, héroïne et autres opioïdes, en Amérique latine, en Asie, en Afrique, en Europe, partout la pandémie a ébranlé les circuits et les marchés. En terme de production et de distribution, le crime organisé a dû adapter ses méthodes et ses réseaux pour maintenir et même augmenter leurs revenus d'activité. Les chiffres sont  difficiles à évaluer, seules les saisies permettent d'en avoir une idée. Mais on parle bien de centaines de milliards d'euros. 

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Là où la Covid-19 fait des ravages et où les Etats sont faibles, comme au Mexique, les cartels resserrent leur emprise sur la société. La pandémie a-t-elle provoqué, dans les pays riches, une baisse de la demande ? Ou l'a-t-elle accrue ? En Europe, les ports d'Anvers et de Rotterdam sont au cœur du système. Comment et jusqu'où les narcotrafiquants ont-ils modifié leurs habitudes ? Ont-ils diversifié leurs activités ? 

Marie Jauffret-Roustide, chargée de recherche à l’Inserm, membre du conseil scientifique de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies, coordinatrice de « Global Drug Survey » la première enquête internationale sur les conséquences de la crise sanitaire auprès des consommateurs de drogues, David Weinberger, sociologue à l’INHESJ, spécialiste de la géopolitique des drogues, Gaspard Estrada, directeur de l’Observatoire des Politiques d’Amérique Latine et des Caraïbes, Thierry Vircoulon, chercheur associé au Centre Afrique subsaharienne de l'Ifri, on vous retrouve dans la Revue Esprit qui accordé son grand dossier, cet été, sur « les voix multiples de l’Afrique » et Stéphane Quéré, criminologue.