Ukraine : l'escalade

Un manifestant arrêté qui proteste contre la mobilisation partielle
Un manifestant arrêté qui proteste contre la mobilisation partielle ©AFP - Alexander NEMENOV
Un manifestant arrêté qui proteste contre la mobilisation partielle ©AFP - Alexander NEMENOV
Un manifestant arrêté qui proteste contre la mobilisation partielle ©AFP - Alexander NEMENOV
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Depuis une semaine, Vladimir Poutine a haussé le ton dans la guerre qu'il mène à l'Ukraine depuis sept mois. Référendums, mobilisation partielle, menace de l'arme nucléaire, le chef de la Russie refuse de perdre la guerre. Mais de plus en plus de pays le lâchent, tandis que nombre de Russes fuient.

Avec
  • Alexandra de Hoop Scheffer Senior vice-présidente pour les questions géopolitiques au German Marshall Fund of the United States
  • Tetyana Ogarkova Journaliste, responsable du département international à l'Ukraine Crisis Media Center
  • Jean-Sylvestre Mongrenier docteur en géopolitique, professeur agrégé d'Histoire-Géographie, et chercheur à l'Institut Français de Géopolitique (Université Paris VIII Vincennes-Saint-Denis).
  • Michel Goya Ancien colonel des Troupes de marine, auteur du blog "La voix de l'épée"

Voilà sept mois jour pour jour que Vladimir Poutine envahissait l’Ukraine, et un nouveau seuil a été franchi.

Depuis hier, à l’est, dans les régions sous contrôle russe, les habitants doivent décider par référendum si oui ou non la Russie est l’avenir, selon la formule des tracts distribués sur place. Un simulacre de consultation tant les conditions sont hasardeuses et le principe même illégal dans toutes les zones concernées, qu’elles soient occupées depuis huit ans ou depuis quelques semaines. Voilà qui suffira en tout cas à Vladimir Poutine pour décréter que les frontières de la Fédération de Russie s’étendent désormais à ces lignes de front fluctuantes que les combattants ukrainiens tentent de modifier à leur avantage.

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C’est bien la défense de la mère patrie qui justifierait la mobilisation de 300.000 réservistes annoncée mercredi et la menace nucléaire brandie une fois de plus contre les alliés occidentaux – mais cette fois ce n’est pas du bluff insiste le maître du Kremlin qui n’en est plus à une acrobatie sémantique près.

Que faut-il comprendre ce matin de cette nouvelle escalade ? L’armée ukrainienne est-elle en mesure de poursuivre l’offensive, le soutien militaire américain en armement de pointe va-t-il, peut-il continuer ?

Côté russe, quelles conséquences militaires, politiques et économiques, jusqu’où iront les mouvements de colère et de panique provoqués par la mobilisation ?

À la tribune des Nations Unies la France, la Grande Bretagne, les Etats-Unis ont dénoncé à l’unisson l’agression russe, la Turquie, la Chine, l’Inde appellent ouvertement Poutine à la raison.

La main du Kremlin peut-elle trembler ?

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