Un soldat ukrainien passe devant un mémorial construit pour l'occasion, à Svetlodarsk, près de Donetsk, le 12 mars 2022.
Un soldat ukrainien passe devant un mémorial construit pour l'occasion, à Svetlodarsk, près de Donetsk, le 12 mars 2022.
Un soldat ukrainien passe devant un mémorial construit pour l'occasion, à Svetlodarsk, près de Donetsk, le 12 mars 2022. ©AFP - Anatolii Stepanov
Un soldat ukrainien passe devant un mémorial construit pour l'occasion, à Svetlodarsk, près de Donetsk, le 12 mars 2022. ©AFP - Anatolii Stepanov
Un soldat ukrainien passe devant un mémorial construit pour l'occasion, à Svetlodarsk, près de Donetsk, le 12 mars 2022. ©AFP - Anatolii Stepanov
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Résumé

Dans le Donbass, cette vaste région minière et sidérurgique, des forces ukrainiennes sont stationnées sur la ligne de contact avec les séparatistes, sous fond de menace d'utilisation d'arme chimique.

avec :

Bruno Tertrais (Politologue spécialiste de l'analyse géopolitique et stratégique, et directeur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique.), Alexandra Goujon (maîtresse de conférences à l’université de Bourgogne, rattachée au Centre de recherche et d’étude en droit et science politique (Credespo), spécialiste de la Biélorussie), Constantin Sigov (Directeur du Centre Européen à l'université de Kiev et Directeur des éditions « L'esprit et la lettre »).

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Au 51ème jour de l’agression russe de l’Ukraine, il ne s’agit plus seulement de célébrer la bravoure de sa population, de s’indigner des innombrables crimes de guerre commis à son encontre et de mesurer l’impact du conflit sur nos économies. Il faut analyser les rapports de force militaires, la nature et l’importance des armements des deux parties pour tenter d’anticiper l’évolution d’une situation qui, hélas, risque encore de s’aggraver.

Capacités opérationnelles  

Le fleuron de la marine de guerre russe, le Moksva, a été coulé jeudi par deux missiles ukrainiens et comme pour effacer cette humiliation de taille, une de plus dans une surprenante série d’échecs, l’armée russe a repris hier ses bombardements sur une banlieue de Kiev et menace à nouveau la capitale ukrainienne. 

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Mais c’est à l’est du pays dans le Donbass, cette vaste région minière et sidérurgique que se disputent depuis huit ans loyalistes et séparatistes soutenus par Moscou, que le pire est à craindre. 

Marioupol, ce port sur la mer d’Azov qui fait charnière avec la Crimée, doit tomber incessamment, des centaines de soldats ukrainiens se seraient rendus. Repliées vers les frontières de l’est, les forces russes retrouvent leurs capacités opérationnelles. 

Les Occidentaux accroissent en quantité et en efficacité leurs livraisons d’armement à Kiev. Washington a annoncé cette semaine l’envoi direct d’armes lourdes, le Royaume-Uni, déjà premier fournisseur, augmente ses livraisons, la Slovaquie, la République tchèque contribuent au dispositif comme la France, qui ne se cache plus derrière le qualificatif défensif pour accroitre son offre. 

Jusqu’à quel degré de sauvagerie, de destruction systématique de la part des Russes les alliés de Kiev, en phase avec leurs opinions publiques, peuvent-ils accroitre leur soutien militaire sans risquer d’apparaître comme cobelligérants aux yeux du Kremlin ? 

Moscou pourrait-il recourir à l’arme chimique, comme le laissent entendre certaines rumeurs ? Quels sont les risques d’escalade ? Dans le Donbass, des forces ukrainiennes sont stationnées sur la ligne de contact avec les séparatistes. 

Sont-elles en mesure de contenir l’assaut imminent de leurs adversaires, quelles conséquences pour une population locale plus divisée qu’ailleurs dans le pays ?

Références

L'équipe

Luc-Jean Reynaud
Réalisation
Hugo Boursier
Collaboration