France Culture
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Bertrand Tavernier avec les Mac Mahoniens en 1961
Bertrand Tavernier avec les Mac Mahoniens en 1961

Bertrand Tavernier avec les Mac Mahoniens en 1961 © collection institut lumiere

Bertrand Tavernier interrompt rapidement ses études de droit pour se consacrer à sa passion du cinéma. A Paris, il crée un ciné-club qui célèbre la série B américaine et collabore à de nombreuses revues spécialisées. Au début des années soixante Bertrand Tavernier devient l'attaché de presse de Georges de Beauregard, ce qui lui permet de réaliser deux sketches pour "Les Baisers" en 1963 et pour "La Chance et l'amour " en 1964. Dix années passent pendant lesquelles il se distingue en écrivant des scénarios pour les cinéastes Riccardo Freda et Jean Leduc. Avec "L'Horloger de Saint-Paul" (1974), il s'affirme d'emblée comme un réalisateur de talent, inspiré par l'efficacité du cinéma américain. Mais il est également un cinéaste engagé et sensible, qui bâtit une oeuvre cohérente sur le plan philosophique. Ses deux films suivants sont, comme le premier, des réflexions critiques et politiques sur la société et les moeurs, mais ils sont en outre de brillantes reconstitutions historiques ("Que la fête commence" en 1975 ; "Le Juge et l'assassin" en 1976). Ses préoccupations sociales sont une constante de son oeuvre comme en témoignent "Des enfants gâtés" (1977) et "Ca commence aujourd'hui" (1999), deux regards lucides sur la France contemporaine non dénués de poésie. Bertrand Tavernier se montre capable d'aborder les genres les plus divers, allant de la science-fiction ("La Mort en direct" de 1979) aux films de guerre ("La Vie et rien d'autre" de 1989 ou "Capitaine Conan"de 1996), de la fresque médiévale ("La Passion Béatrice" en 1987) à l'adaptation du roman noir ("Coup de torchon" en 1981). Il fait toujours montre d'un regard lucide et critique, mais aussi d'un sens de l'émotion qui lui est propre, comme dans les films d'inspiration plus personnelle que sont "Autour de minuit" (1986) ou "Daddy nostalgie" (1990).Il signe en 1995 "L'Appât". Avec "Laissez-passer" (2000), le réalisateur rend hommage au cinéma français des années quarante qui, malgré l'Occupation et le contrôle allemand sur les maisons de production, a su conserver sa dignité grâce au courage de quelques professionnels du milieu. Puis, Tavernier change radicalement de ton avec "Holy Lola" (2003) et "Dans la Brume électrique" sorti en salle en avril 2009. - Cinémathèque française- Photographie "L'équipe du Nikel Odéon, sur les marches du Palais de Chaillot, en 1961 : Bertrand Tavernier à gauche, Pierre Marginet, Yves Martin et Bernard Martinand (à droite au premier plan)". copyright : collection Institut Lumière; issue de l'ouvrage de Bertrand Tavernier, "Amis Américains",Institut Lumière et Actes Sud.

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