France Culture
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Observatrice attentive des populations du bassin méditerranéen, Germaine Tillion pratiquait une anthropologie humaniste, mais qu'on pourrait également qualifier de féministe.

En 1966, Germaine Tillion fait paraître Le Harem et les cousins, un essai d'anthropologie dans lequel elle décrit la condition de la femme dans le bassin méditerranéen, dont elle va chercher les origines jusque dans l’Antiquité. Pour elle, cette région qui comprend beaucoup de pays qui ne sont pas musulmans cultive un point commun : l’endogamie, qui fragilise les femmes. Elle observe aussi que d’une certaine façon, là où la religion musulmane est apparue, dans les villes, la situation de la femme s’est souvent assouplie… Mais cet essai, considéré comme féministe, ne sera pas toujours bien perçu.  *

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Pour évoquer Le Harem et les cousins, Perrine Kervran s'entretient avec Wassyla Tamzali, autrice, féministe et avocate