Simone Weil, au centre, avec des élèves de philosophie vers 1934-1935 ©AFP - Archives Snark / Photo12 via AFP
Simone Weil, au centre, avec des élèves de philosophie vers 1934-1935 ©AFP - Archives Snark / Photo12 via AFP
Simone Weil, au centre, avec des élèves de philosophie vers 1934-1935 ©AFP - Archives Snark / Photo12 via AFP
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Résumé

Deux textes se détachent de l'ensemble des écrits de SImone Weil : "Des réflexions sur les causes de la liberté et de l’oppression sociale" et "L’Enracinement", texte fondateur qu'il s'agira de parcourir aujourd'hui.

avec :

Cécile Renouard (Philosophe, directrice scientifique du programme de recherche CoDev pour compagnies et développement à l’ESSEC et Présidente du Campus de la Transition.).

En savoir plus

Il en a été question au cours du premier épisode, avec François L’Yvonnet et Pascal David, l’œuvre de Simone Weil est immensément riche et diverse mais deux textes se détachent de l’ensemble de ses écrits, ses deux grands œuvres, comme elle les appelle elle-même. Il s’agit d’abord Des réflexions sur les causes de la liberté et de l’oppression sociale et, ensuite, de L’Enracinement, que nous vous proposons de parcourir aujourd’hui. Ce texte, sans doute l’un de ses plus connus, est rédigé à Londres à la toute fin de sa vie et publié en 1949 à titre posthume par Albert Camus qui qualifiait Simone Weil de "seul grand esprit de notre temps".

Alors, qu’est-ce que l’enracinement, "besoin le plus important et le plus méconnu de l’âme humaine", nous dit Simone Weil ? 

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Aujourd’hui, à l’heure de la globalisation, des revendications identitaires, mais aussi des multiples crises que nous traversons, la pensée ultime et sans concession de Simone Weil est une invitation à interroger notre rapport au monde, à penser les besoins fondamentaux de l’âme humaine – mis à mal par la modernité – et à questionner la notion de droits de l’homme à laquelle Simone Weil substitue l’idée d’obligations envers l’être humain. 

Ce texte est donc d’une actualité brûlante. Et pourtant… est-ce qu’on ne peut pas aussi craindre d’entendre, derrière la métaphore de l’enracinement, l’éloge quelque peu réactionnaire d’un certain retour à la terre ou à la patrie ? Quelles sont donc ces racines essentielles à l’être humain dont nous parle ce "grand œuvre" ?

Pour y voir plus clair, Aïda N’Diaye accueille Cécile Renouard

Cécile Renouard est professeure de philosophie au Centre Sèvres et enseigne aussi à l’Ecole des Mines de Paris, à l’ESSEC et à Sciences Po. Elle est également Présidente du Campus de la Transition, et son dernier ouvrage paru, en 2020 aux éditions les liens qui libèrent, est le Manuel de la Grande Transition, (qu’elle a co-dirigé avec Rémi Beau, Christophe Goupil et Christian Koenig). Elle fait partie de la congrégation catholique des Religieuses de l’Assomption

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Aïda N'Diaye
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