Le président vénézuélien Hugo Chavez brandit un livre de Noam Chomsky à la tribune des Nations Unies à New York le 20 septembre 2006 ©AFP - DON EMMERT
Le président vénézuélien Hugo Chavez brandit un livre de Noam Chomsky à la tribune des Nations Unies à New York le 20 septembre 2006 ©AFP - DON EMMERT
Le président vénézuélien Hugo Chavez brandit un livre de Noam Chomsky à la tribune des Nations Unies à New York le 20 septembre 2006 ©AFP - DON EMMERT
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Résumé

A la fin des années 70, Noam Chomsky signe une pétition pour défendre la liberté d’expression du négationniste Robert Faurisson. Il n’a jamais admis avoir fait une erreur. Révisionnisme, confusionnisme, anti-impérialisme « primaire », tels sont les griefs retenus aujourd’hui contre lui. Débat.

avec :

Rudy Reichstadt (Politologue, Fondateur du site Conspiracy Watch), Denis Robert (journaliste, réalisateur de documentaires, spécialiste de la lutte contre la criminalité financière, plasticien et écrivain).

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Dans les débats passionnés qui opposent partisans ou détracteurs de Noam Chomsky, tout est souvent affaire de préface. 

La préface qu’aurait accordée Chomsky à un livre de Robert Faurisson, dont on sait aujourd’hui qu’il s’agissait en fait d’une lettre récupérée et utilisée par l’éditeur du négationniste, sans l’accord de son expéditeur.

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Autre préface, celle de Noam Chomsky au livre Génocide et propagande paru en 2010, écrit par Edward Herman et qui accumule les contre-vérités, en particulier sur le génocide des Tutsis au Rwanda.

2010, c’est aussi l’année où paraît Raison et liberté, un ouvrage DE Chomsky cette fois et dont la préface, « Chomsky face à ses calomniateurs » est signée par le philosophe Jacques Bouveresse, qui écrit « Dans la période récente, peu d’intellectuels ont été diffamés, intellectuellement ou moralement, au degré où il continue à l’être ».

En France, certains de ceux qui lui étaient fidèles dans les années 70 et 80, les admirateurs du linguiste qu’il était, ont regretté que son œuvre scientifique soit éclipsée par ses textes ou ses films militants… D’autres au contraire ont salué l’espace critique qu’il permettait d’ouvrir, dès lors que les éditeurs voulurent bien le faire traduire.

Nous avions promis au début de cette série de ne jamais faire dire à Noam Chomsky ce qu’il n’a jamais dit ; mais l’objet de ce dernier épisode est de voir comment il est lu, aujourd’hui, comment il est interprété, parfois récupéré, et d’en débattre.

Références

L'équipe

Julie Gacon
Julie Gacon
Julie Gacon
Production
June Loper
Réalisation