Vincent Lacoste, itinéraire d’un enfant gâté

Le Lycéen, Christophe Honoré
Le Lycéen, Christophe Honoré - Photo: Jean Louis Fernandez
Le Lycéen, Christophe Honoré - Photo: Jean Louis Fernandez
Le Lycéen, Christophe Honoré - Photo: Jean Louis Fernandez
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Vincent Lacoste sort du cadre. Retour sur son parcours, D'Hervé, éternel ado des "Beaux gosses", au rôle en clair obscur de Quentin, grand frère taiseux dans "Le Lycéen", nouveau film de Christophe Honoré en salle le 30 novembre.

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Vincent Lacoste est Quentin, grand frère du jeune Lucas. Lui a quitté leurs Alpes natales pour monter à Paris se démène pour faire décoller sa carrière de plasticien, quand Lucas est encore au foyer, interne au lycéen de Chambéry. Lucas envie ce frère lointain. Quand le drame survient, l'équilibre familial est bouleversé, chacun cherche sa place. Un rôle sur le fil pour Vincent Lacoste, qui signe avec Le Lycéen sa troisième collaboration avec le réalisateur Christophe Honoré. Après son rôle d'Arthur, pour le très initiatique Plaire, Aimer et Courir vite (2018), puis du double rajeuni de Benjamin Biolay dans Chambre 212 (2019). Avec Le Lycéen, Christophe Honoré signe peut-être son film le plus personnel, du drame de son adolescence aux serments de jeunesse, un film genèse d'un certain regard posé sur le monde.

Un beau gosse quasi-trentenaire

Une trentaine de longs-métrages à seulement 28 ans, Vincent Lacoste fait feu de tout bois. Un parcours hors normes pour l'ado Lacoste qui s'est fait connaître dans le rôle d'Hervé dans Les Beaux Gosses de Riad Sattouf, une ascension racontée en bande-dessinée dans  Le Jeune Acteur 1 : Aventures de Vincent Lacoste au cinéma par Riad Sattouf lui-même (Nov. 2021, éditions Les livres du futur). Météorite du grand écran, encore fallait-il transformer l'essai. S'émanciper d'une certaine case, de l'indolence grâcieuse de l'éternel étudiant, incarnation d'une génération d'indécis que Lacoste a portée haut jusqu'à des rôles inattendus, Lacoste casse les codes. Retour en sa compagnie sur l'itinéraire pas si pavé d'une jeunesse portée à l'écran.

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Sur la désaffection des spectateurs du 7e art depuis la crise sanitaire, le presque trentenaire a un avis : "Malheureusement il y a de moins en moins de monde en salle… Mais on sort un peu de la crise du covid, il y a des films qui marchent. Et moi je suis toujours optimiste, donc je ne pense pas qu’il faille craindre l’arrivée des plateformes, etc. C’est des révolutions, mais jamais on ne remplacera une salle de cinéma et la qualité des films au cinéma. Sinon ça se saurait [...] C’est extrêmement stressant d’être cinéaste aujourd’hui, parce qu’on peut se casser la gueule à tout instant. Je pense qu’il faut les moyens aux cinéastes d’être ambitieux. Si on donne les bons moyens aux bonnes personnes, c’est là qu’on va faire des grands films."

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