France Culture
France Culture
Publicité

Brève encyclopédie : un oxymore, deux mots qui dans leur opposition génèrent un sens nouveau.

L’esprit encyclopédique est ancien. Il y a eu des encyclopédies jadis, comme celle d’Aristote, qui sur un certain nombre de sujets comme la biologie, l’histoire des animaux, rapportait les propos des uns et des autres. On avait un savoir concentré, sans toujours savoir où est la pensée d’Aristote.

Et puis on connaît l’encyclopédie de Diderot et d’Alembert, celle qui fait référence. On oublie que ces encyclopédies-là exigent un travail collectif. Autant Aristote peut mener tout seul ce projet, grâce à une école (le lycée) et en faisant travailler ses élèves. Mais arrive un moment où les savoirs sont tellement vastes que l’encyclopédie n’est rendue possible que par le travail d'un grand nombre de personnes.

Publicité

Michel Onfray ne nous propose pas un système, ni une fermeture du monde dans un système, mais au contraire un éclatement du monde, et une proposition de saisie d’un certain nombre de ces éclatements. Telle sera la proposition de cette Brève encyclopédie du monde : d’aller voir ici, là, ailleurs, ce que l’on peut dire du monde, et surtout ce que l’on peut en faire. Car l’intérêt de la philosophie n’est pas seulement de décrire le réel, mais de dire ce qu’on peut faire dans ce réel, explicitement.

Pour afficher ce contenu Scribd, vous devez accepter les cookies Mesure d'audience.

Ces cookies permettent d’obtenir des statistiques d’audience sur nos offres afin d’optimiser son ergonomie, sa navigation et ses contenus.