Robert Surcouf (1773-1827) marin et corsaire français, ici à l'abordage du vaisseau "Triton" de la Compagnie anglaise des Indes en 1796, gravure .
Robert Surcouf (1773-1827) marin et corsaire français, ici à l'abordage du vaisseau "Triton" de la Compagnie anglaise des Indes en 1796, gravure .
Robert Surcouf (1773-1827) marin et corsaire français, ici à l'abordage du vaisseau "Triton" de la Compagnie anglaise des Indes en 1796, gravure . ©AFP - ©Bianchetti/Leemage
Robert Surcouf (1773-1827) marin et corsaire français, ici à l'abordage du vaisseau "Triton" de la Compagnie anglaise des Indes en 1796, gravure . ©AFP - ©Bianchetti/Leemage
Robert Surcouf (1773-1827) marin et corsaire français, ici à l'abordage du vaisseau "Triton" de la Compagnie anglaise des Indes en 1796, gravure . ©AFP - ©Bianchetti/Leemage
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Résumé

Dans l'article du jour, Montlinot évoque l'orgueil national, et esquisse une comparaison entre France et Angleterre. Il prend l'exemple de l'acte de bravoure du capitaine Surcouf, commandant le navire L'Emilie.

En savoir plus

" Si, étranger à l’Europe, je mettais pour la première fois le pied dans ces heureuses contrées, et que je voulusse connaître l’esprit national , je demanderais d’abord quels sont les ouvrages les plus connus du peuple : j’apprendrais qu’en Angleterre on fait depuis un demi-siècle, chaque année, quatre à cinq éditions de Robinson Crusoe ; je concilierais sur-le-champ que cette puissance est maritime , et que l’on cherche à inspirer au peuple le goût des voyages de long cours et à lui donner de bonne heure la trempe d’esprit nécessaire pour en supporter les fatigues et les dangers.            
En arrivant en France , je saurais que depuis un siècle on imprimait, chaque année, plus de douze mille exemplaires de la bibliothèque bleue , et que le livre le plus répandu après Richard sans peur, les cantiques de Noël, et Robert le diable, étaient les fables de La Fontaine ; j’en conclurais que ce peuple frivole doit aimer les contes, qu’il est dévotement peureux , et qu’il se sert souvent de l’allégorie , n’osant dire tout simplement la vérité. " Montlinot, La clef du cabinet des souverains, 25 mai 1797.

Lecture par : Hélène Lausseur

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Réalisation : Séverine Cassar

En partenariat avec Retronews, site de presse de la BNF. 

Références

L'équipe

Emmanuel Laurentin
Emmanuel Laurentin
Aurélie Marsset
Collaboration
Séverine Liatard
Production déléguée
Victor Macé de Lépinay
Production déléguée
Francesca Fossati
Collaboration
Anaïs Kien
Production déléguée