La grotte de Jean Rouaud

chevaux de la grotte de Cussac (Dordogne)
chevaux de la grotte de Cussac (Dordogne) - Norbert Aujoulat CNMN/MCC
chevaux de la grotte de Cussac (Dordogne) - Norbert Aujoulat CNMN/MCC
chevaux de la grotte de Cussac (Dordogne) - Norbert Aujoulat CNMN/MCC
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Aux portes de l'imaginaire

L’archéologie « pariétaliste », celle-là-même qui étudie l’art des cavernes, s’avère aujourd’hui, tout à la fois une technique descriptive et une science humaine à la traine ! 

Au cœur des profondeurs, les archéologues n’ont pas élaboré un discours, mis en place théorie et modèle, laissant en jachère, cet exceptionnel art cavernicole issus des profondeurs du temps. 

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Jean Rouaud opte pour une autre lecture, une pensée poétique, une pensée liée à l’imaginaire !  L’imaginaire n’a pas évolué ou varié depuis que l’homme est homme, d’ailleurs, dans ce long phylum, il constitue « le continuum, qui stocke, trafique mais n’oublie rien »… A partir des grottes de Cussac (Dordogne) ou Chauvet (Ardèche), mais aussi d’un étonnant galet découvert dans l’habitat d’Etiolles (Essonne), Jean Rouaud crée une cosmogonie, celle liée au jour et à la nuit, la course du soleil et la disparition de la lune, la mort et la renaissance. 

« Dessiner c’est étaler sur le mur une langue pensive »…  Jamais un préhistorien n’avait envisagé la chose de la sorte. Sur les chemins de l’imaginaire, « la splendeur escamotée de frère cheval » est un exceptionnel ouvrage.  

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