Hannibal et les Carthaginois dépouillant les Romains après la bataille de Cannes (Région d'Apulie - Les Pouilles), Italie Méridionale pendant la deuxième guerre punique. ©Getty - © Nastasic
Hannibal et les Carthaginois dépouillant les Romains après la bataille de Cannes (Région d'Apulie - Les Pouilles), Italie Méridionale pendant la deuxième guerre punique. ©Getty - © Nastasic
Hannibal et les Carthaginois dépouillant les Romains après la bataille de Cannes (Région d'Apulie - Les Pouilles), Italie Méridionale pendant la deuxième guerre punique. ©Getty - © Nastasic
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Résumé

Luc Baray, archéologue et chercheur au CNRS, s’intéresse justement aux pires ennemis de Rome, Celtes et Carthaginois, tous unis dans un même projet, la chute de Rome durant la seconde guerre punique.

avec :

Luc Baray (Archéologue et directeur de recherche au CNRS).

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« Delenda est carthago » : il faut détruire Carthage, la phrase de Caton l’ancien illustre la vindicte de Rome face à un de ses pires ennemis. Il faut dire que Rome, dans les années 150 avant notre ère, a déjà vécu deux guerres puniques, et que ce n’est qu’à la troisième, en 146, qu'elle arrivera à mettre fin à son projet : abattre et raser sa rivale… Quoi de pire pour les Romains que la cité phénicienne, si ce n’est les Celtes, les gaulois de Brennus, qui réussirent à prendre et ravager Rome en 390 avant notre ère, causant ainsi un des plus grands traumatismes de l’histoire romaine.

L’histoire de cette deuxième guerre punique, on la raconte souvent au travers de celle des éléphants, franchissant les Alpes, on sait moins que des mercenaires celtes ont été largement recrutés par Hannibal, pour servir d’armée auxiliaire. Après les Pyrénées et les Alpes, le premier affrontement se déroule à la Trébie, au cœur de l’Italie, fin décembre 218 avant notre ère. Se font face, Romains, Africains, Celtes, Numides, frondeurs des Baléares, cavalerie, infanterie lourde et légère, sans oublier les éléphants… Hannibal est un maître dans l’art de la guerre, sa stratégie sera celle de la tenaille. Au centre, toutefois, les Celtes subiront un choc terrible…

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Hannibal et son armée, franchissant les Alpes (218 avant notre ère - période de la seconde guerre punique).
Hannibal et son armée, franchissant les Alpes (218 avant notre ère - période de la seconde guerre punique).
© Getty - © Print Collector

Mais la grande bataille reste sans conteste celle de Cannae (Cannes - Région des Pouilles), une des plus grandes batailles de l’Histoire de la guerre, étudiée par des générations d’écoles militaires. 70 000 soldats, notamment romains, y laisseront la vie.

Carthage et Rome sont les deux grandes puissances de Méditerranée occidentale. En 218 avant notre ère, débute la deuxième guerre punique, celle-ci constituera un tournant dans l’histoire romaine puisqu’elle prendra l’ascendant sur les autres puissances méditerranéennes.

Buste d'Hannibal, général carthaginois.
Buste d'Hannibal, général carthaginois.
© Getty - © duncan1890

Curieusement, les auteurs romains, mais aussi modernes, ont très largement dévalorisés les gaulois d’Hannibal, « les celtes sont des épouvantails pour les romains » (C. Peyre, 1979). Pourquoi donc les romains ont-t-ils décrié ces redoutables gaulois qui firent trembler l’Europe jusqu’à Delphes ? 

Cela tombe bien, ce soir, Luc Baray, archéologue et directeur de recherche au CNRS, s’intéresse aux pires ennemis de Rome, Celtes et Carthaginois, unis dans un même projet : la chute de Rome durant la seconde guerre punique.

Inhumation d'un guerrier gaulois (IVe s. avant notre ère, Buchères / Aube, 2013). Sont ici particulièrement visibles l'épée, le ceinturon et son système de suspension déposé en travers de la lame et du fourreau.
Inhumation d'un guerrier gaulois (IVe s. avant notre ère, Buchères / Aube, 2013). Sont ici particulièrement visibles l'épée, le ceinturon et son système de suspension déposé en travers de la lame et du fourreau.
- © Denis Glicksman / Inrap

>>> Page wikipédia sur Hannibal

>>> Résumé en vidéo de la vie d'Hannibal

Références

L'équipe

Vincent Charpentier
Vincent Charpentier
Sandrine Chapron
Collaboration
Anna Buy
Réalisation