Temple Ta Som à Angkor (Cambodge) ©Getty - ©  Education Images / Coll. Universal Images Group
Temple Ta Som à Angkor (Cambodge) ©Getty - © Education Images / Coll. Universal Images Group
Temple Ta Som à Angkor (Cambodge) ©Getty - © Education Images / Coll. Universal Images Group
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Résumé

« Il n’existe pas plus d’hommes sans mémoire que de sociétés sans ruines »... « Une histoire universelle des ruines » s’avère sans conteste le livre de l’année, un hapax dans l’édition, notamment archéologique, un ouvrage d’érudition… consacré aux ruines.

avec :

Alain Schnapp (Archéologue et historien, professeur émérite d’archéologie grecque à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne).

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« Tous les hommes ont un secret attrait pour les ruines. Ce sentiment tient à la fragilité de notre nature, à une conformité secrète entre ces monuments détruits et la rapidité de la vie» nous dit Châteaubriand dans le « le génie du Christianisme »

Temple d'Apollon sur le site archéologique de Delphes (Grèce) - 4è siècle avant notre ère (site classé au patrimoine mondial de l'Unesco en 1987).
Temple d'Apollon sur le site archéologique de Delphes (Grèce) - 4è siècle avant notre ère (site classé au patrimoine mondial de l'Unesco en 1987).
© Getty - © DEA / Albert Ceolan / Coll. De Agostini

Mais qu’est-ce qu’une ruine, le retour de la culture à la nature, ou tout au contraire l’opposition entre mémoire et oubli ?

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Des premiers objets de mémoire collectés par Neandertal et évocateurs du temps qui passe, aux plaines de Babylonie, de l’Egypte ancienne aux îlots des Vanuatu, cette histoire s’avère bien universelle…

Vue générale des ruines du site de Palmyre en Syrie - civilisation romaine des 1er et 2e siècle avant notre ère (classé au patrimoine mondial de l'Unesco en 1980).
Vue générale des ruines du site de Palmyre en Syrie - civilisation romaine des 1er et 2e siècle avant notre ère (classé au patrimoine mondial de l'Unesco en 1980).
© Getty - © DEA / C. SAPPA / De Agostini

Grecs et Romains considèrent les ruines comme un mal nécessaire qu’il faut apprendre à interpréter pour les maîtriser. Le monde médiéval occidental affrontera l’héritage antique avec une admiration fortement teintée de répulsion. Face à cette tradition, la Renaissance entreprend un retour d’un type nouveau à l’Antiquité, considérée comme un modèle du présent qu’il faut imiter pour mieux le dépasser. Les Lumières, enfin, bâtissent une conscience universelle des ruines qui s’est imposée à nous comme le « culte moderne des monuments ».

Ruines de l'église de Saint-Pierre de Martinique.
Ruines de l'église de Saint-Pierre de Martinique.
- © Vincent Charpentier

Avec Alain Schnapp, archéologue et historien, professeur émérite à l’université de Paris I, fondateur puis directeur de l’Institut national d’histoire de l’art (INHA).

Pour en savoir plus

Page wikipédia d'Alain Schnapp et sa page ARSCAN (Archéologies et Sciences de l'Antiquité).

Ses publications (site Cairn info).

Quelques vidéos avec Alain Schnapp sur divers sujets.

Références

L'équipe

Vincent Charpentier
Vincent Charpentier
Sandrine Chapron
Collaboration
Vanessa Nadjar
Réalisation