France Culture
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Kafka par Gérard-Georges Lemaire
Kafka par Gérard-Georges Lemaire

Kafka par Gérard-Georges Lemaire © Gallimard

Dans ce deuxième chapitre du Roman de Prague, c'est à l'Université Charles, une des premières universités d'Europe, que nous prendrons notre point de départ, en rencontrant Alice Staskova qui est une jeune chercheuse germaniste et qui connaît sur le bout des doigts et "par coeur" l'oeuvre de Kafka. Au passage, nous apprendrons que dans ce nouveau visage de Prague, les enjeux culturels ne sont pas à leur apogée et que les budgets pour l'Université sont dérisoires, que les priorités vont aujourd'hui à l'économie de marché. Avec Alice (et sa façon géniale et drôle de raconter,) nous irons dans la vieille ville et nous entrerons dans les lieux emblématiques de la vie culturelle du début du vingtième siècle, où une effervescence littéraire et un foisonnement d'inventions formelles a donné naissance à des écrivains majeurs, comme Kafka ou Max Brod. Trois cultures étaient alors dominantes dans la ville, la culture tchèque, la culture juive et la culture allemande. Kafka écrivait, on le sait, en allemand et son histoire sert de miroir à toute cette Prague "multiculturelle" qui a complètement disparu avec la guerre et l'occupation nazie. Le café Montmartre, le café Louvre, l'Hôtel Europa, le café Slavia en face du Théâtre national, le cimetière juif, seront autant de points de mémoire qui nous permettront de revenir, avec Gérard-Georges Lemaire, sur le destin de Kafka qui reste encore aujourd'hui l' une des figures les plus énigmatiques de la littérature et son incessant rapport d'amour et de haine envers sa ville ressemble aussi à son rapport avec les femmes, avec sa famille, avec le judaïsme, avec la vie tout simplement.

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