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Une salle de danse dans le vieux quartier de Séville, parquets cirés, rideaux de velours rouges, bar aux boiseries sombres, c'est jeudi soir, l'heure de la milonga, le rendez-vous hebdomadaire du tango. La salle est encore vide. Peu à peu, les danseurs vont arriver et peupler de leurs pas la salle entière. La musique vient de Buenos-Aires. Les hommes portent des chemises blanches à larges manches et à col ouvert. Certains ont un gilet ou des bretelles sur un tee-shirt. Les femmes ont des robes d'été moulantes, mais souples. Les talons sont hauts, le cuir très souple aussi. Tout à coup, l'art du tango envahit tout et la forme de la danse rejoint son histoire, les couples dansent dans un grand mouvement circulaire autour de l'espace central qui reste vide entre les colonnes. On voit alors apparaître le Rio de la Plata, les faubourgs de Buenos-Aires, les petits cafés chantants. Le tango est un poème avant d'être une danse, il dit la révolte, la mélancolie, la misère, la beauté de vivre. Il est une plainte qui donne de l'élan. Pour chanter le tango, tu ne dois penser à rien d'autre qu'aux paroles. Mais l'important c'est de bien le dire. A Buenos-Aires aujourd'hui, tout le monde se met à danser le tango, les chauffeurs de taxis, les employés, les maquilleuses, les chômeurs, tous dans le même rythme, comme dans un même corps. "Tango tango" fera revivre dans ce carnet nomade non seulement avec Henri Deluy l'histoire des poètes qui ont crée les grands tangos mais aussi l'histoire de l'Argentine avec Elsa Osorio et Laura Alcoba.

Références

L'équipe

Colette Fellous
Production
Vincent Decque
Réalisation
Thierry Beauchamp
Collaboration