
Le baryton Gregory Porter qui rejoue Moanin’ de Art Blakey et les Jazz Messengers : valeur sûre pour du classique, ou l’inverse, c’est selon. Le colosse immanquable sur la carte jazz (Grammy award l'année dernière pour son impressionnant Liquid Spirit) garde visée sur la tête casquette et passe-montagne qui encadrent son visage de gentil géant, une silhouette qui l’a rendu presque aussi célèbre que sa voix. C'est lui l'attraction de ce disque au contenu peu évident « Great Voices of Harlem ». Impression de faute note au départ déjà : Porter est surtout lié à la Californie, comme son idole Nat King Cole dont il rejoue Mona Lisa, sans trop d'intérêt.
La bonne surprise vient des deux autres chanteurs, harlémites confirmés, à commencer par un certain Donald Smith. Les notes tenues et répétées de « Expansions » une composition de son frère Lonnie Liston Smith, et son cri contenu déboulonnent un ensemble parfois trio bien tenu. Mansur Scott, qui joue ici le troisième homme, conte son « Doing Hard Time », incarné de bout en bout. Sa voix particulière correspond elle aussi à un physique atypique plus proche d'un vétéran du reggae jamaïcain que du crooner de jazz. Pas complètement debout, mais belle allure.
Extraits diffusés :
Moanin’ par Gregory Porter
Expansions par Donald Smith
Doing Hard Time par Mansur Scott
Watermelon Man par Donald Smith
Disque « Great Voices of Harlem » (PAO / Membran records)
Gregory Porter en concert :
mercredi 25 juin Orléans Jazz
12 juillet à Jazz à Vienne
17 juillet à Jazz à Sète
18 juillet Jazz à Juan
20 juillet Hotel de ville Paris - FNAC live
23 juillet Marseille
L'équipe
- Production