Manifestation à Bruxelles en juillet dernier devant le siège de la Commission européenne
Manifestation à Bruxelles en juillet dernier devant le siège de la Commission européenne
Manifestation à Bruxelles en juillet dernier devant le siège de la Commission européenne ©AFP - Alexandros Michailidis / SOOC
Manifestation à Bruxelles en juillet dernier devant le siège de la Commission européenne ©AFP - Alexandros Michailidis / SOOC
Manifestation à Bruxelles en juillet dernier devant le siège de la Commission européenne ©AFP - Alexandros Michailidis / SOOC
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Résumé

Produit par Monsanto, le glyphosate est l'herbicide le plus vendu en France et dans le monde, composant du round up notamment. Il est classé par l'OMS comme probablement cancérigène pour l'homme. Un avis que ne partagent pas les agences européennes qui devraient se prononcer à nouveau auj ou demain.

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Les agences européennes ont jusqu'ici conclu, elles, à l'innocuité du glyphosate.

Et après avoir été reporté l'an passé, le renouvellement de l'autorisation de commercialisation du glyphosate pour 10 ans pourrait, a priori, se décider aujourd'hui ou demain.

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Ce vote intervient alors que plusieurs scandales sont venus ces derniers temps fragiliser, discréditer le travail des agences européennes, censées mener une expertise indépendante sur l'innocuité ou pas du glyphosate.

Premier scandale : les Monsanto papers. Une déclassification de documents interne à Monsanto montre les manipulations opérées par le géant et son immixtion directe dans le travail des agences européennes. Par le biais d'articles en grande partie écrits par des employés de la firme américaine et mais signés par des scientifiques réputés et publiés dans des revues prestigieuses. Une fraude scientifique financée par Monsanto qui vaut à la multinationale d'être convoquée lors d'une audition publique au Parlement européen le 11 octobre prochain. Une invitation d'ores et déjà déclinée par Monsanto. D'où des mesures de rétorsion à l'encontre de Monsanto émises par l'Europe.

L'autre scandale, c'est celui des copiés collés ou comment l'autorité européenne de sécurité des aliments, l'EFSA, a repris à son compte des rapports, des documents rédigés par Monsanto, en les faisant passés pour sa propre expertise.

Ces révélations ne sont pas venues conforter la position française jusque là. Alors que le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot annonçait que la France s'opposerait au renouvellement pour 10 ans du glyphosate, la position de Paris n'est plus très claire.

Dossier suivi par Véronique Rebeyrotte.

© AFP - Laurence SAUBADU, Kun TIAN, Alain BOMMENEL
Références

L'équipe

Éric Chaverou
Collaboration
Abdelhak El Idrissi
Collaboration