Une vue du fleuvre Tigre sur les hauteurs d'Hasankeyif, dans le Tur Abdin syriaque.
Une vue du fleuvre Tigre sur les hauteurs d'Hasankeyif, dans le Tur Abdin syriaque. - Sébastien de Courtois
Une vue du fleuvre Tigre sur les hauteurs d'Hasankeyif, dans le Tur Abdin syriaque. - Sébastien de Courtois
Une vue du fleuvre Tigre sur les hauteurs d'Hasankeyif, dans le Tur Abdin syriaque. - Sébastien de Courtois
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Edesse, Urfa aujourd'hui en Turquie, est le berceau du christianisme d'expression syriaque. Alain Desreumaux relate la découverte d'une inscription qui éclaire d'un nouveau jour les débuts du christianisme dans ce petit royaume.

Avec
  • Alain Desreumaux Spécialiste des mondes sémitiques, directeur de recherche émérite au CNRS

"C’est à Édesse – de son nom grec – ou Urhay - (aujourd’hui Urfa ou Şanlıurfa en Turquie du Sud-Est), « la mère de toutes les cités de Mésopotamie », ainsi qu’elle est désignée sur ses monnaies, qu’a commencé l’histoire du syriaque. Le syriaque est en e et la forme d’araméen parlé et écrit dans cette cité-État passée du côté de l’Empire romain au IIe siècle de notre ère, après une valse-hésitation avec l’Empire parthe. Le dialecte araméen d’Édesse/Urhay aurait pu rester, comme d’autres formes d’araméen, une langue locale, employée pour les inscriptions funéraires et l’administration, s’il n’était devenu, avec la christianisation, la langue écrite des chrétiens araméophones, dépassant ainsi les frontières de la région d’Osrhoène, dont Édesse était la capitale, pour se répandre vers la Méditerranée, l’Arabie et l’Asie orientale (...)"

Source : Le Monde Syriaque, sur les routes d'un christianisme ignoré, Françoise Briquel Chatonnet et Muriel Debié, Les Belles Lettres, 2017. 

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L'équipe

Sébastien de Courtois
Sébastien de Courtois
Claire Poinsignon
Collaboration
Dany Journo
Réalisation