Ruines du Palais de Kasra, roi des Sassainides, à Ctésiphon (1932)
Ruines du Palais de Kasra, roi des Sassainides, à Ctésiphon (1932)
Ruines du Palais de Kasra, roi des Sassainides, à Ctésiphon (1932) - Library of Congress
Ruines du Palais de Kasra, roi des Sassainides, à Ctésiphon (1932) - Library of Congress
Ruines du Palais de Kasra, roi des Sassainides, à Ctésiphon (1932) - Library of Congress
Publicité
Résumé

Timothée Ier est une figure essentielle de l’Église d’Orient, savant, fin lettré, administrateur hors pair, il organise l’évangélisation de l’Asie centrale et de la Chine.

avec :

Françoise Briquel-Chatonnet (docteur en histoire et directrice de recherche au CNRS au laboratoire Orient et Méditerranée (CNRS, Paris IV, Paris I, École Pratique des Hautes Études). Femme scientifique de l’année 2016).

En savoir plus

Timothée Ier, patriarche de l’Église syriaque orientale de 780 à 823, est une figure majeure de l’histoire de la chrétienté orientale. Si son patriarcat a commencé dans des conditions difficiles, il marque cependant une étape brillante de l’histoire de l’Église orientale. Cultivé, connaissant le grec et pétri de culture philosophique, Timothée a exercé ses fonctions au moment où l’Église de Mésopotamie connaissait son plus grand rayonnement, à la fois dans l’empire abbasside, où les chrétiens tenaient une place importante dans la vie intellectuelle et politique, et à travers toute l’Asie : c’est sous son pontificat, en 781, que la stèle de Xian fut érigée pour commémorer l’implantation du christianisme en Chine, un siècle plus tôt, avec l’accord officiel de l'empereur. 

Le syriaque a été une langue de culture majeure en Syrie-Mésopotamie du IIe au XIIIe siècle de l’ère chrétienne. Fruit des contacts et du métissage à la frontière des Empires romain et parthe, cette forme d’araméen n’était la langue ni d’un État ni d’un peuple particulier. Mais avec la christianisation, le syriaque a connu un développement exceptionnel. Il s’est répandu de la Méditerranée à l’Asie orientale et constitue aujourd’hui encore la langue classique, littéraire et religieuse de plusieurs Églises orientales. 

Publicité

Françoise Briquel-Chatonnet est normalienne, docteur en histoire et directrice de recherche au CNRS où elle dirige la composante « Mondes sémitiques » et est directrice-adjointe du laboratoire Orient et Méditerranée (UMR 8167). Elle a reçu en 2016 le Prix Irène Joliot-Curie, dans la catégorie Femme scientifique de l’année.

Références

L'équipe

Sébastien de Courtois
Sébastien de Courtois
Claire Poinsignon
Collaboration
François Caunac
Réalisation