Le député LFI Carlos Martens Bilongo sur les marches du Palais Bourbon. ©Radio France - Claire Flochel
Le député LFI Carlos Martens Bilongo sur les marches du Palais Bourbon. ©Radio France - Claire Flochel
Le député LFI Carlos Martens Bilongo sur les marches du Palais Bourbon. ©Radio France - Claire Flochel
Publicité
Résumé

C'est un nouveau député, issu de cette nouvelle alliance à gauche, la Nupes. À 31 ans, Carlos Martens Bilongo, insoumis, enseignant en économie, a remporté le second tour des élections législatives avec près de 62 % des suffrages face à François Pupponi dans la 8e circonscription du Val-d’Oise.

En savoir plus

Costume bleu foncé, lunettes de vue sur le nez, l'air sérieux, Carlos Martens Bilongo est ce jour-là dans sa désormais deuxième nouvelle maison : l'Assemblée nationale. Comme avant chaque séance de l'après-midi, le roulement des tambours de la Garde républicaine retenti dans la salle des pas perdu. Un moment solennel, symbolique et même impressionnant mais le député insoumis ne s'en laisse pas compter : "Le strass et les paillettes du Palais Bourbon ok mais je suis impatient de commencer à défendre mes concitoyens. Moi, je suis là pour le combat", affirme-t-il avec force.

Le combat, un mot que prononce plusieurs fois le jeune député. Il y a aussi ce symbole présent sur sa veste de costume, un pin's en forme de triangle rouge : il s'agit du triangle de la résistance. "Cela reflète beaucoup mon état d'esprit de résistant, explique-t-il, de toujours aller au devant des projets ou devant des combats et d'être là où l'on ne m'attend pas".

Publicité
Le pin's Triangle Rouge porté par Carlos Martens Bilongo, symbole de la résistance.
Le pin's Triangle Rouge porté par Carlos Martens Bilongo, symbole de la résistance.
© Radio France - Claire Flochel

D'aussi loin qu'il s'en souvienne, Carlos Martens Bilongo a toujours été quelqu'un d'engagé. Délégué de classe "dès son plus jeune âge" en primaire et au collège. Et même ensuite au lycée. Ce qu'il souhaitait c'était défendre ses camarades. Militant associatif, il se tourne au fur et à mesure vers la politique. Emettre un avis est primordial pour le jeune député. 
Depuis l'âge de 10 ans, son modèle est d'ailleurs Rosa Parks, figure emblématique de la lutte contre la ségrégation raciale aux États-Unis : "Elle était assise et elle ne s'est pas levée. C'était une personne à part entière, peu importe son origine, sa couleur de peau. C'est une triste époque de la civilisation et du monde. Je pense que c'est quelque chose qui nous sert aujourd'hui, de s'affirmer. On doit pouvoir vivre libre et être égaux dans ce monde".

Carlos Martens Bilongo est né en France de parents congolais et angolais, il a cinq frères et sœurs et a grandi en "se contentant de ce qu'il avait", selon ses propres mots. Son père était "chauffeur pour des consuls d'ambassades" et "a toujours travaillé au SMIC". Sa mère était, elle, aide-soignante, "elle essayait de travailler un peu pour subvenir aux besoins du foyer", déclare le député. Ses deux parents aimaient la politique, sa mère Lionel Jospin en particulier.

Le soir du 21 avril 2002 : le déclic

Le 21 avril 2002 est inédit dans la vie politique française, puisqu'un candidat d'un parti classé à l'extrême droite de l'échiquier politique se trouve qualifié pour le second tour d'une élection présidentielle. Lionel Jospin est battu par Jean-Marie Le Pen et la gauche n'est pas représentée au second tour d'une élection présidentielle. Une soirée qui verra couler les larmes de sa mère et qui sera "déterminant" pour l'engagement politique de Carlos Martens Bilongo, alors âgé de 11 ans, "j'ai compris l'enjeu", affirme-t-il.

Aux élections législatives, le jeune insoumis a battu un poids lourd de la scène politique du Val-d'Oise, élu avec près de 62 % des suffrages face à François Pupponi dans une des conscriptions les plus pauvres de France. Carlos Martens Bilongo sait la tâche qui est la sienne : "Sarcelles, ville pauvre, Garges-lès-Gonesse, ville pauvre, Villiers-le-Bel, pareil. L'attente des habitants est énorme, je suis là pour ça et ils m'ont envoyé aujourd'hui à l'Assemblée pour porter leur voix".
Porter la voix de ceux qu'on entend pas, Carlos Martens Bilongo en est certain, c'est son destin. Il voit d'ailleurs dans son élection presqu'un geste divin.

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Pour afficher ce contenu Instagram, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.