Sommet de l'Otan au Palais de Chaillot à Paris en décembre 1957.
Sommet de l'Otan au Palais de Chaillot à Paris en décembre 1957.
Sommet de l'Otan au Palais de Chaillot à Paris en décembre 1957. ©Getty
Sommet de l'Otan au Palais de Chaillot à Paris en décembre 1957. ©Getty
Sommet de l'Otan au Palais de Chaillot à Paris en décembre 1957. ©Getty
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Résumé

Alors que la guerre en Ukraine attire à nouveau l'attention sur le rôle et la place de l'OTAN, Amélie Zima, docteure en science politique, revient sur l'histoire de ce puissant instrument politico-militaire né au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.

En savoir plus

La guerre d’Ukraine attire à nouveau l’attention sur l’OTAN, l’Organisation du traité de l’Atlantique nord. Ce puissant instrument politico-militaire a été mis en place après la Seconde Guerre mondiale par les signataires de l’Alliance atlantique, afin de servir leur sécurité collective en face de l’URSS, à l’aube de la guerre froide.

On a calculé qu’entre 1815 et 1940, les alliances conclues en Occident n’ont duré que douze ans en moyenne, alors que celle dont nous allons parler ce matin vient d’entrer dans sa soixante-quatorzième année.

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Emmanuel Macron pouvait bien parler, en novembre 2019, de la "mort cérébrale" de l’OTAN à propos de son impuissance en Syrie, - mais on doute qu’il réitère aujourd’hui ce propos, le drame ukrainien étant survenu entretemps. Donc la pérennité dont il s’agit est vouée à stimuler l’analyse.

L’OTAN a fait preuve, en effet, d’une remarquable plasticité, dans ses procédés comme dans ses dimensions, au long d’une période qui a connu de si puissants changements dans l’équilibre des forces sur notre planète. Cette réflexion concerne tout droit, aujourd’hui, bien sûr, les rapports avec la Russie d’un Vladimir Poutine qui ne cesse pas de l’inscrire au cœur de ses démonstrations fantasmées. Mais elle conduit aussi, plus loin en arrière, à évoquer les relations, parfois heurtées, de la France avec l’Alliance Atlantique sous les Quatrième et Cinquième Républiques. Et aussi, très durablement, la question du déséquilibre dans la répartition du fardeau de la défense entre les États-Unis et l’Europe : voilà encore un sujet que l’actualité remet au-devant de la scène.

Pour en parler

Amélie Zima, docteure en science politique et chercheuse au Centre Thucydide (Université Paris 2 Panthéon-Assas) et à l’IRSEM, vient de publier, dans la célèbre collection "Que sais-je ?" un précieux compendium sur ce sujet.

ARCHIVES DIFFUSÉES

  • Dans notre générique du début : extrait du discours de Paul-Henri SPAAK, secrétaire général de l'Otan, au sommet de l'Otan de 1957.
  • Extrait du discours d'adieux prononcé devant la presse par Paul-Henri SPAAK, secrétaire général de l'Otan, le 3 mars 1961.
  • Extrait de l'allocution radiophonique hebdomadaire prononcée par Pierre MENDÈS FRANCE, président du Conseil, le 28 août 1954.
  • Extrait d'une conférence de presse de Charles DE GAULLE de mars 1966, suivi de la réponse du président américain Lindon JOHNSON.
  • Signature de l'acte fondateur entre la Russie et l'Otan à Paris (discours de Jacques CHIRAC et Boris ELTSINE), extrait du journal Inter Treize, diffusé sur France Inter, le 27 mai 1997.
  • Extrait d'une interview du président russe Vladimir POUTINE, interrogé au Kremlin par Daniel Dessesquelle, diffusée sur RFI, le 27 octobre 2000, suivi d'une déclaration du président russe Vladimir POUTINE faite à Sotchi le 3 décembre 2019.
  • Correspondance à Bruxelles lors d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord sur le conflit russo-géorgien, diffusée sur France Inter, le 19 août 2018.

BIBLIOGRAPHIE

  • Amélie Zima, L'Otan, QSJ, 2021.