Dessin du cimetière du Père-Lachaise avec sur la gauche le monument du général Foy. - Christophe Civeton
Dessin du cimetière du Père-Lachaise avec sur la gauche le monument du général Foy. - Christophe Civeton
Dessin du cimetière du Père-Lachaise avec sur la gauche le monument du général Foy. - Christophe Civeton
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Résumé

D'où viennent nos cimetières ? Retour sur la longue histoire de la prise en charge des morts dans l'Europe occidentale, en compagnie de Régis Bertrand.

avec :

Régis Bertrand (historien, professeur à l'Université d'Aix-Marseille).

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Les cimetières nous parlent plus que ne pourrait le laisser croire le faux silence de leurs tombes. En même temps que s’en dégage parfois quelque chose comme une énergie inattendue, ils nous informent sur l’évolution des sociétés en face de la mort, un thème auquel les historiens des sensibilités se sont intéressés. Leur conception, leur organisation, leur localisation ont beaucoup évolué depuis qu’ils existent. On y trouve donc reflétés des équilibres sociaux, démographiques, et même économiques qui ont changé d’âge en âge et sur lesquels ils renseignent.

Il faut ajouter que les cimetières font aussi partie de l’histoire politique : puisque depuis le XIXe siècle, les enterrements qui y ont eu lieu et les sépultures qui y ont été dessinées ont incarné bien des mouvements qui furent l’expression ou la mémoire de courages collectifs, de célébrations ou de révolte. Le mur des fédérés, au Père Lachaise, là où furent fusillés les derniers communards, en propose un exemple célèbre, un symbole immarcescible.

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Quant à l’histoire culturelle, du côté de la poésie et de la chanson, mais aussi de la peinture, de la sculpture et du cinéma, du côté de l’architecture même, elle infirme directement la prétendue sérénité des cimetières qui seraient installés hors des émotions collectives.

Pour en parler

  • Régis Bertrand, historien, professeur émérite à l’Université d’Aix-Marseille

ARCHIVES DIFFUSÉES

  • Lecture du poème « En Arles » de Paul-Jean Toulet (recueil Romances sans musique, 1915), par Jean Topart en 1972 (dans notre générique de début).
  • Chanson « La ballade des cimetières » de Georges Brassens, 1960 (album « Le mécréant »).
  • Interview d’un fossoyeur, extrait de l’émission « Les pieds sur terre » de Sonia Kronlund et Thibault Cavaillès, diffusée sur France culture le 16 septembre 2010.
  • Reportage au cimetière du Père Lachaise à Paris, diffusé dans « Inter actualités » le 1er novembre 1981.
  • Reportage sur le défilé devant le mur des fédérés dans le cimetière du Père Lachaise, diffusé sur la RDF le 27 mai 1945.
  • Extrait d’« Inter actualités » sur la profanation du cimetière juif de Carpentras suivi d’une interview d’Elie Wiesel, France Inter, le 11 mai 1990.
  • Musique du générique de fin : "Supplique pour être enterré sur la plage de Sète" composée par Georges Brassens, avec Rodolphe Raffalli, Max Robin, Philippe Cuillerier, Antonio Licusati (interprètes).

BIBLIOGRAPHIE

  • Régis Bertrand et Anne Carol (dir.), Aux origines des cimetières contemporains.
    Les réformes funéraires de l’Europe occidentale XVIIIe-XIXe siècle,
    Aix-en-Provence, Presses Universitaires de Provence, 2016.
  • Régis Bertrand et Guénola Groud (dirs.), Cimetières et tombeaux : Patrimoine funéraire français, Éditions du Patrimoine, 2016.
  • Michel Lauwers, Naissance du cimetière. Lieux sacrés et terre des morts dans l'Occident médiéval, Aubier (Collection historique), 2005.
  • Cécile Treffort, Le cimetière au village dans l’Europe médiévale et moderne, Presses Universitaires du Midi , 2015.
En savoir plus : Les cimetières
52 min
54 min
Références

L'équipe

Jean-Noël Jeanneney
Jean-Noël Jeanneney
Jeanne Guérout
Collaboration
Yaël Mandelbaum
Réalisation