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Yannick Mellier
Yannick Mellier
© Radio France - BM

Invité : Yannick Mellier, astrophysicien

Comme l’on sait, dans la grande « pesée » de notre Univers, les comptes ne sont pas bons. Il manque 75% de sa masse. Les cosmologistes estiment que cette masse indétectable serait composé pour 20% de matière dite noire et pour 75% d’énergie noire. Etats de la physique dont on ne sait rien quant à leur nature. Sinon que la première est gravitationnelle. La seconde est une forme d’énergie qui serait responsable de l’accélération de l’expansion de notre monde. Forme si étrange que certains l’ont dénommé Quintessence »

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C’est par une cascade de malices observationnelles que les astrophysiciens vont essayer de comprendre les répartitions et de l’une et de l’autre, matière et énergie noires.

Pour ce faire ils vont utiliser ce que l’on appelle des « mirages » gravitationnels. En astrophysique, on nomme ces derniers lentille gravitationnelle. Elle est produite par la présence d'un corps céleste très massif. Cela peut être, par exemple, un amas de galaxies se situant entre un observateur et une source « lumineuse » lointaine. La lentille gravitationnelle, imprimant un fort champ gravitationnel autour d'elle. Cela aura alors comme effet de faire dévier les rayons lumineux qui passeront près d'elle, déformant ainsi les images que recevra un observateur placé sur la ligne de visée. C’est grâce à un instrument européen nommé EUCLID, qui sera lancé en 2020 et qui aura pour mission de réaliser un double catalogue. L’un celui des formes de deux millirards de galaxies et l’autre d’observer 50 millions de galaxies pour connaître leur distance par rapport à nous. Le début de la résolution de l’énigme ?

Références

L'équipe

Brigitte Masson
Collaboration
Dany Journo
Réalisation