France Culture
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Résumé

L’affaire du séisme d’Aquila en Italie

avec :

Pascal Bernard (vice-président de l’Association Nationale des DRH – ANDRH), Léo Coutellec (Chercheur en épistémologie et éthique des sciences contemporaines au Département de Recherches en Ethique de l'Université Paris Sud).

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Le 6 avril 2009, à 3 h 32 du matin, la ville d'Aquila et ses environs ont connu un violent séisme meurtrier. De 6,3 sur l'échelle de Richter, ce séisme provoque 309 victimes, plus de 2 000 blessées et 65 000 personnes sont sans abri. Le 22 octobre 2012, sept scientifiques, membres de la Commission gouvernementale italienne « Grands risques » sont condamnés par le tribunal de L'Aquila pour homicide par imprudence. La peine est de six ans de prison ferme, assortie d’une obligation de verser 9,1 millions d'euros de dommages et intérêts aux parties civiles. Au motif d’avoir manqué à leur devoir d'information vis-à-vis des habitants sur les risques potentiels d'un tremblement de terre. Ils ont été reconnus non coupables en appel en novembre 2014.

Cette affaire est emblématique à plus d’un titre. Mais c’est d’abord un contexte d’expertise. On demande à des scientifiques-experts de se prononcer dans une perspective de prise de décision. Cela, face à une catastrophe naturelle. Est-ce, comme le dit Léo Coutellec, « le point chaud d’une science impliquée ? » Sur cette question, nous essayerons, pour ce rendez-vous de « Continent Sciences », de comprendre si toutes les sciences ne sont pas impliquées. Il y a là une question de degré. Mais où est le curseur entre les sciences vierges de toute convocation et les sciences assujetties à la commande experte ?

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Avec Léo Coutellec,  chercheur en épistémologie et éthique des sciences contemporaines à l'université Paris-Sud et à l'Espace éthique Ile-de-France, et Pascal Bernard , géophysicien à l'Institut de Physique du Globe de PARIS.

Références

L'équipe

Dany Journo
Réalisation
Thierry Beauchamp
Collaboration