Malek Chebel en janvier 2009
Malek Chebel en janvier 2009 ©Maxppp - Frédéric Dugit
Malek Chebel en janvier 2009 ©Maxppp - Frédéric Dugit
Malek Chebel en janvier 2009 ©Maxppp - Frédéric Dugit
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Il suffit de donner la nomenclature des personnalités qui ont contourné sinon transgressé la loi pour constater que l’islam comporte dans son histoire un corpus dense qui le prédispose à adopter les changements nécessaires à son acclimatation aux conditions du siècle et à la mutation des moeurs.

Bref, il y a bien une matière islamique qu’on est en droit de solliciter pour mener à son terme la sécularisation. C’est donc par le recours aux musulmans rétifs à la norme que la Réforme peut advenir.

Outre les réformateurs qui sont apparus dès le XIXe siècle, nous pouvons rassembler de nombreux signes avant-coureurs dans l’histoire millénaire de l’islam. Bien des poètes, penseurs, savants, spirituels, hommes politiques avaient donné leur priorité au principe de vie et à la participation à la civilisation. Cette posture amoindrit l’allégeance à la Loi et la soumission au culte. Les opus de culture déposés dans la mémoire n’ont pas toujours été normatifs. Ils ont été aussi le produit de la transgression qui se manifeste d’abord dans la vie avant d’être conceptualisée ou transcrite dans la matière du poème.

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Depuis quelques décennies, la tendance à la barbarie et la convulsion mortifère que veut imposer l’islamisme à la communauté et aux individus sont loin d’être une fatalité. Nous avons les moyens internes de les combattre et d’en triompher.