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Nous évoquons le rôle de la langue arabe dans la constitution du corpus philosophique grec, qu'il s'agisse d'Empédocle ou surtout d'Aristote. L'oeuvre du plus grand commentateur d'Aristote, Alexandre d'Aphrodise (début du IIIe s.), est enrichie par l'apport de textes inconnus, en grec et en arabe. En les exhumant, Marwân Rashed propose l'achèvement du processus d'organisation des écrits d'Aristote, laquelle a vocation d'être en adéquation avec le système du monde. D'autres documents grecs et arabes jusque-là inconnus éclairent d'une nouvelle lumière les divergences qui sont apparues au sein de l'Université d'Alexandrie. Tandis que l'on découvre le rôle de l'hypothèse arabe dans la transmission des textes grecs de Byzance à l'Italie entre le XIIe et le XIVe siècle. En bref, l'approche de Marwân Rashed rend inéluctable la solidarité entre philosophie antique et médiévale, entre maîtres grecs et commentateurs et penseurs byzantins, arabes, latins. Bibliographie : Aristote, De la génération et la corruption , texte introduit, établi et traduit par Marwan Rashed, Les Belles Lettres, Paris, 2005 Marwan Rashed, L'héritage aristotélicien, textes inédits de l'Antiquité , Les Belles Lettres, Paris, 2007 Id., Essentialisme. Alexandre d'Aphrodise entre logique, physique et cosmologie , Berlin/New York, 2007

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