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Nous analysons en profondeur la situation que vit La Tunisie après la révolution du 14 janvier 2011 qui mit fin à la dictature.

Après le vote du 23 octobre 2011, les islamistes ont gagné les élections pour une Assemblée Constituante. Ils se sont engagés moralement pour écrire une nouvelle constitution sur une année. Mais dès décembre, ils ont procédé à un glissement qui donne pouvoir exécutif et législatif à l’Assemblée, négligeant la tâche pour laquelle elle a été élue. Cette opération conduit les islamistes à s’emparer de l’appareil d’Etat ils s’appuient notamment sur la machine policière et le dispositif juridique hérités tels quels de la dictature. Ils dérogent à une des règles du processus transitionnel qui conduit de la dictature à la démocratie.

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C’est que pour eux la démocratie n’est ni une visée ni un enjeu. Ce n’est qu’un simple instrument pour s’emparer du pouvoir. Et pour renforcer leur pouvoir, ils ont scellé une alliance avec les puissances occidentales en leur vendant la notion d’ « islamisme modéré » qui n’est en vérité qu’un oxymore.

Ce soutien occidental s’ajoute à l’immense appui financier provenant de la manne pétrolière qui irrigue à flots les Etats de la péninsule arabique, particulièrement le Qatar.

Seul le peuple et sa société civile leur résistent et voient en eux des étrangers sinon des occupants voulant leur imposer une vision de l’islam qui n’a rien à voir avec celle qui irrigue les veines des Tunisiens.

Bibliographie :

Lotfi Maktouf, *Sauver la Tunisie, * Fayard, 2013